● Joueur ●
Pseudo Milamber
Âge 18 ans
Localisation Paris
Autre personnage Amiguel Garthesia, of course.
Temps consacré au net dans une journée Pas mal de temps
Comment avez-vous connu Les Tables d'Olaria ? J'y suis déjà !
Quelque chose à ajouter ? Que nenni.● Personnage ●
Prénom Kal'Berrik
Nom Filialanël
Famille Télaran
Âge 47 ans
Sexe Masculin
Profession ou métier Pontife
Positionnement : Opposant
Taille 1m 82
Poids 75 kg
Description physique détaillée Kal'Berrik est un homme sain de corps. Relativement bien fait de sa personne, il laisse présager qu'il sera particulièrement bien conservé lorsqu'il atteindra un âge plus avancé. Il ne figure pas parmi les plus grands hommes d'Arestim, mais ce n'est pas un homme de petite stature, et, si sa taille a tendance à déborder quelque peu lors de longues périodes d'inactivité physique, il reste svelte et ne néglige pas souvent ses séances d'exercice physique qu'il s'oblige à pratiquer de manière autant que faire se peu régulière.
Lorsqu'il était plus jeune, une crinière rousse encadrait son visage ovale, aujourd'hui réduite à l'état de crâne rasé. De ce visage ovale, de consistance émaciée, se dégage une force de caractère prédominante sur un masque de constante lassitude.
Mais quand on observe le Pontife, la première impression qui ressort, c'est le respect. On ne peut qu'éprouver du respect pour cet être si calme, si sûr de lui et las du petit quotidien jamais vraiment très problématique. Ses deux yeux d'or semblent sonder chaque recoin de l'âme de la brebis égarée qu'il observe, et l'on sait déceler ce qui se trame derrière ces deux iris de métal, quel genre de calculs ou d'analyse il entreprend, quelle sorte de prière, de juron, voire de mépris il imprime.
Après une analyse plus poussée de son visage de marbre, on peut s'apercevoir qu'il s'agit davantage d'orgueil que de lassitude. Son nez fin et bosselé surplombe des lèvres pincées, rarement souriantes, souvent closes, lui procurant une allure sévère et paternelle, " berger " de ses brebis. C'est sous cette bouche stricte qu'a décidé de se ficher un très léger bouc qui s'accorde particulièrement bien avec les quelques tatouages religieux qui s'agencent en torsade depuis le pourtour de ses yeux jusqu'au milieu de ses joues creuses.
Ce facial énigmatique, secret, fermé, dur et indifférent est particulièrement étonnant sur cette silhouette qui, si elle n'est pas frêle, n'est pas moins robuste. C'est une allure majestueuse et bourrée d'orgueil qui s'impose lorsqu'on rencontre l'individu ou qu'on l'épie lors de ses sermons, prières ou invocations.
Impression de majesté renforcée par l'a beauté et la qualité luxueuse de ses atours la plupart du temps parés de fourrures rares, de bijoux et de soies que n'importe quel négociant Garthesia ne pourrait pas se procurer.
Pour masquer son crâne de bonze, Kal'Berrik se présente toujours coiffé, d'une tissu filé d'or et de lin d'une main de maître, au sommet duquel est représenté un oeil, son troisième oeil. L'oeil qui voit tout, l'oeil de la connaissance. L'oeil d'Aimar. Symbole de sa supériorité et de son savoir particulier. En outre, il est la plupart du temps vêtu de toges et de manteaux larges, de couleur sombre ou claires, tissés dans un véritable fil d'or lors des grandes fêtes telles celle d'Hegoa ou les jeux de Bakarne. De même, aucun Olaril ne dissocie l'individu de sa sempiternelle canne d'or qui claque sur le sol à chacun de ses pas, sur laquelle son gravés les animaux représentatifs de chacun des Dieux, et qui, sans doute, amena son allure stable à se pencher peu à peu vers l'avant au point de ne plus lui permettre de marcher droit, mais légèrement cambré vers l'avant. Rien de bien voyant, mais tout de même gênant s'il vient à rester immobile pendant plusieurs heures.
Particularité physique notable Son masque d'orgueil, certainement, ainsi que sa très légère cambrure.
Description psychologique détaillée Il est difficile de décrire moralement Kal'Berrik pour la simple et bonne raison qu'il est jusqu'au réveil de la Gerax, il est resté profondément discret, calme et muet sur ses intentions politiques, ses idéaux et ses convictions. Il avait été jugé légitime de penser qu'un Pontife ne devait pas se soucier des affaires politiques de la Cité, que cela était du domaine des conseillers et des érudits. Pourtant, n'est-ce pas sur base divine que le Chef est célébré ?
Sur base de cette discrétion, il convient de souligner qu'il n'est pas très bavard. N'étant entouré que de prêtres, il n'a pas réellement d'autres sujets de conversation que les offices, les apprentissages et les nominations, ce qui lui a permis, seul, de laiser libre court à sa pensée politique. Car, en effet, fidèle serviteur des Dieux, il connaît la globalité des traditions, coutumes et rites religieux qui font son lot quotidien, et il se trouve que la question politique est un domaine qu'il a toujours considéré comme intéressant, au point d'envisager certaines alternatives au pouvoir en place, tout en restant en accord avec les enseignements de Bakarne et d'Aimar.
De cette discrétion se dégage un charisme magnétique, attirant, qui a fait par le passé de nombreuses conquêtes amoureuses, et qui continue d'en faire, tant parmi les plus jeunes que les plus âgées.
C'est fidèle zêlé, qui croit au pouvoir omniprésent du Panthéon et qui sert chacun des dieux dans leur intégrité, sans distinction aucune, pas même pour Panpale, envers lequel il n'éprouve pas la même crainte que le reste de la population olarile. La raison est simple: selon Kal'Berrik,Panpale ne châtie que ceux qui le méritent, ou qui l'agacent. Or, sont précisément ceux qui l'agacent les mêmes qui le craignent. Toute sa jeunesse a été empreinte de l'enseignement religieux. Il est empreint de la religion. Il EST la religion. A tel point que chacune de ses décisions fait office de loi au sein du corps clérical d'Arestim. Des décisions qui se trouvent toujours réfléchies, calculées et analysées. Jusqu'à présent, il est resté très modéré dans ses choix et ses initiatives.
Cependant, la destruction d'Arestim risque de révéler chez lui son côté intransigeant, catégorique et souvent peu scrupuleux. S'il se fixe un but, il l'atteindra, et mettra tous les moyens possible en oeuvre pour y parvenir. De même, peu importe l'acte à commettre, si l'intention est de préserver l'intégrité divine, la Loi des Tables, et la paix des Olarils. Ainsi donc, il ne se permet d'agir de de trancher qu'après avoir mûrement réfléchi à son problème, et est donc doué d'une intelligence que l'on pourrait qualifier de supérieure par rapport au reste des Olarils, favorisée d'une part par une prise de contact avec la lecture et l'écriture qui lui ont permis de structurer ses réflexions, ses idées, et d'organiser chacune de ses actions, et d'autre part par un enseignement exigeant, nécessitant beaucoup de travail, d'aptitude et de volonté.
Volonté qui se manifeste dans chacun de ses mouvements, chacune de ses paroles, et son allure tout entière. Il est très lucide, très rationnel, ce qui se manifeste par un calme apparant rude à toute épreuve, et n'a jamais jusqu'alors agis de manière excessive ou impulsive, assurant toujours ses arrières, s'assurant un plan B, ne négligeant aucun détail.
Les Dieux lui dictent sa conduite. Il ne peut donc pas faillir, et sa parole ne peut raisonnablement pas être mise en doute. C'est un fait dont il est certain, et qui risque de causer bien du tort à ses opposants. Quasi-intolérant, il ne serait pas faux de le qualifier de fanatique en raison de sa doctrine systématique, fondamentaliste et radicale. Toute hérésie est injustifiée et constitue en soi une abomination.
Le Pontife a toujours raison. Fous sont ceux qui, dans une pulsion irrationnelle, décideraient de le contredire.
Particularité psychologique notable Son calme à toute épreuve, ainsi que son charisme empreint d'orgueil.
Passé Contre toute attente, Kal'Berrik est né dans une famille qui vivait du concret travail des mains , et non de la subtile pensée abstraite. Troisième d'une lignée de six fils, ce fut dans une branche de moindre envergure de la guilde des Télaran que le petit garçon nacquit, d'une mère Pélégon, alors que son aîné avait déjà 12 ans. La mère, Lucile Hirocentre, était une femme dodue et replète qui savait mener son petit monde à la baguette, et le père, Tyris Filialanël, était un petit homme simple, discret et amical, qui ne bronchait jamais lors des excès de sa femme et faisait son travail consciencieusement, avec parcimonie. Un homme brave, en somme.
Dans l'ordre, Kal'Berrik eut cinq frères: Gyn'lis, 62 ans; Gûntar, 54 ans; Goloon, 45 ans; Ursul, 42 ans; et enfin Zin-hurus, 39 ans. Les deux premier choisirent la voix du minerai, plus robustes, et devinrent mineurs, piochant chaque jour que leur donnait la vie pour trouver de quoi subvenir aux besoins de leur famille. Les deux suivants finirent orfèvres, petits tailleurs habiles de leurs mains directs héritiers du petit talent de leur père, modestes mais convenables. Le dernier, enfin, entamma une carrière de Garde, et constitue avec Kal'Berrik l'exception familiale.
Les premières années de la vie de Kal'Berrik se déroulèrent dans le calme et la tradition olarile. On attendait de lui qu'il devienne un orfèvre, rien de plus, on ne lui demandait donc pas autre chose que de faire attention à ses doigts. En effet, quel piètre orfèvre ferait-il dans la pleine possession de sa dextérité ?
Cependant, les choses se déroulèrent autrement que ce qui était prévu. Alors que ses deux aînés faisaient des prouesses de force et de puissance, et que son cadet direct faisait exactement ce qu'on attendait de lui, le futur Pontife, lui, se montra fort peu habile dans les travaux manuels. A l'âge de 12 ans, on tenta de voir quel niveau pourrait-il atteindre dans son domaine, et il s'avéra qu'il était extrêmement mauvais. On tenta alors, année par année, et dans la précipitation, car con craignait qu'il ne trouve aucun apprentissage, de lui mettre entre les mains divers outils: pioches, filets de pêche... bouliers, car on l'initia même aux sciences de la négoce. Cependant, il n'était doué dans aucun domaine basique de la société olarile.
A 15 ans, son père ne sachant que faire de lui, il le présenta à un prêtre, afin de lever la maldéiction que Panpale aurait eu la mauvaise idée de jeter sur lui. Ainsi, le prêtre entreprit un entretien avec le jeune garçon. Intrigué, il en demanda un autre la semaine suivante. Puis encore celle d'après. Au final, il s'avéra être particulièrement intelligent, novateur dans sa façon d'appréhender les gens et les choses, et particulièrement précoce en matière d'intérêt à la religion. Sa vocation s'imposa d'elle-même et, le père, trop heureux de pouvoir caser la totalité de sa progéniture, qui plus est dans un ordre aussi prestigieux que la religion, le confia à un prêtre d'Aimar, qui en fit son élève.
L'apprentissage de l'écriture se fit plus fastidieux que celui de la lecture, mais le tout étant assez rudimentaire, il parvint à se démarquer de l'ensemble des apprentis de son âge, d'autant plus qu'il faisait preuve d'une étonnante aptitude à prononcer des sermons, à invoquer les Dieux et à appréhender les enjeux et les symboles rattachés à chacun d'entre eux. Fait rare parmi les Olarils issus de milieux relativement modestes: il montrait de l'intelligence. Il savait calculer, raisonner, planifier et interpréter correctement les signes annonciateurs de tel ou tel événement, caractéristiques de telle ou telle personnalité. Très vite il passa au stade supérieur des apprentis, et à 19 ans, il passa son épreuve de passage à l'âge adulte, qui déterminerait à quel Dieu il serait rattaché.
L'influence de son maître, conjuguée à sa mémoire, sa soif de connaissance et son intelligence singulière, se concrétisèrent en un examen presque parfait: il savait correctement écrire ce qu'il avait appris à écrire, il lisait bien, il avait une parfaite maîtrise de l'enseignement religieux et savait parler aux assemblées. Seul petit bémol, il montrait une pointe d'orgueil lorsqu'il s'exprimait. Ce petit quelque chose qu'il peina à masquer durant toute sa vie de prêtre laisse aujourd'hui encore des traces sur son visage.
De part son érudition et son aptitude au raisonnement, il fut nommé prêtre d'Aimar par le Pontife. Dès lors, il entra de ce qu'on pouvait appeler le " cercle des initiés ". Il était un berger qui devait s'occuper de ses oailles. Agent du Dieu de la Connaissance, il avait pour rôle d'enquêter sur les maléfices, de réconforter les âmes égarées et de susciter une forme de zêle de la part des fidèles. Répendant assidûment la bonne parole, il se forma à longueur d'années une certaine renomée au sein du corps clérical d'Arestim Dominae, ainsi qu'une solide conviction religieuse. Les Dieux étaient la seule voie à emprunter. S'en écarter était une hérésie, et l'hérésie était condamnable et répréhensible de manière large.
De longues années s'écoulèrent, durant lesquelles il fit preuve d'un talent religieux de plus en plus évident, d'une grandeur digne d'un grand prêtre et d'une sagesse rare, quoique toute personnelle. Il fut nommé à l'âge de 33 ans Grand prêtre d'Aimar par l'ex-Pontife, à la mort de son prédecesseur, celui-ci ayant succombé à une maladie pulmonaire qu'on l'on qualifia de mystique. Kal'Barrik admirait le Pontife de l'époque. C'était un homme doué, talentueux, prudent et avisé. cependant, il le trouvait peut-être un peu trop prudent. C'était dû à son âge, du moins était-ce la raison qu'il lui trouva. Toujours est-il que le vieil homme n'agissait que trop peu, enchaîné par ses scrupules et une morale trop prenante, écrasant le devoir et la voie divine. Le Pontife était enchaîné, soumis à Laclaos et bien trop détaché de la vie politique en Arestim. La Religion, pourtant si bien organisée et hiérarchisée, ne pouvait se contenter de servir le Chef, mais était avant tout et surtout au service des Dieux eux-mêmes, et , par conséquent, n'avait pas à s'embarasser de l'opinion du Chef.
Pour Kal'Barrik, la Religion devait prendre ses distances avec le Pouvoir. D'une part pour ne pas perdre son influence auprès des Olarils, d'autre part pour ne pas être assimilée au Chef et à ses directives à chaque fois qu'elle prenait des décisions. Mais il se tut, accomplissant a tâche avec devoir. Sa famille n'e nétait que plus fière, alors que son influence auprès de l'ensemble des clercs n'était plus à prouver, et sa renommée, plus à faire. sa position lui permettait de savourer pleinement les bienfaits d'être nourri par les fidèles et de se faire entretenir sans travailler activement. Il pouvait se consacrer à la pensée sur le dos des petits, bien qu'il ne le formulât pas de la sorte.
L'année de ses 39 ans, le Pontife périt de vieillesse, alors âgé de 126 ans. Dans un vote équitable, l'ensemble du corps clérical décida de nommer Kal'Barrik nouveau Pontife. C'était un âge relativement jeune pour une telle position, mais tous semblaient s'accorder sur le fait qu'il serait sage et délicat, qu'il saurait mener la Religion dans la bonne voie, sur les traces de l'ancien Pontife. Chez les Télaran, on exulta. Kal'Barrik, lui, s'était attendu à cette prise de pouvoir. Il allait se distinguer de tous les autres Pontifes. Pas maintenant. Laclaos était trop fort et toute tentative de changement du côté du statut quo entre la Religion et le Pouvoir était inenvisageable. Les clercs ne pouvaient plus se permettre d'agir en prenant en considération scrupules et concordance avec le Pouvoir. Seuls les Dieux devaient les guider. Personne d'autre. Surtout pas le Chef.
A sa place de Grand Prêtre d'Aimar, il nomma un prêtre nettement plus âgé que lui, mais sage et avisé, qui fut notamment le tuteur d'Alia Edorta, une prêtresse d'Aimar qu'il avait longtemps cotoyé et avec laquelle des relations amicales s'étaient établies.
Un an plus tard, Laclaos périt. Lysandre prit sa place. Cette innovation laissa le Pontife sur sa faim, et il étudia de plus près ce nouveau chef au cours des temps qui suivirent.
Ses erreurs. Ses initiatives. Son intolérable outrcuidence. La Fête d'Hegoa, puis les jeux de Bakarne, qu'elle avait effrontément avancé, la mort de Cyclaë en raison de la lugubre mise en scène de l'Ilumber... La fracture politique.
Ce Chef était affaibli par ses propres actions. Il serait bientôt temps d'agir.
Les Feux de la Gerax. Le feu aux poudrières. La colère des Dieux. La punition de l'Effrontée.
L'avènement d'une ère nouvelle.
Position face aux événements politiques Le Pontife avait d'abord avisé d'un oeil intrigué la nomination de Lysandre au Pouvoir. Le fait qu'elle soit jeune, sa volonté et son attitude de Chasseresse lui avait permis de croire que ce nouveau Chef serait probablement meilleur que Laclaos. Mais il n'en fut rien, et, au contraire, la fougue de la jeunesse l'avait emportée, elle avait voulu s'élever au-dessus des Dieux.
Les Dieux l'avaient remise à sa place, et c'était tant mieux.
Kal'Barrik s'oppose fermement à Lysandre. Il la juge inapte et effrontée. Elle est une hérésie à elle-seule. Une hérésie qu'il faut corriger à n'importe quel prix, au risque de provoquer la fin de la civilisation olarile.
Lors des Feux de la Gérax La journée avait bien commencée au Mausolée des Dieux. Certes, il y avait eu des rumeurs, des visions, des prédictions, qui étaient parvenues aux oreilles du Pontife. de même, il avait eu vent de la petite escapade entreprise par Luminara Hirune et son cousin Hemric vers la Gerax, ainsi que de ce qu'ils y avaient vu. Un hérétique et ue veuve effarouchée. Il n'avait pas pu y accorder une once de crédit. Seuls les Dieux étaient dignes de croyance.
Il avait commencé par ses exercices physiques quotidiens, puis avait séjourné dans la salle de prière. Il avait reçu quelques apprentis sur le seuil de passer leur rite de passage à l'âge adulte - pourtant la plupart ne passeraient pas la journée - et avait présidé un Conseil en compagnie des grands prêtres, où quelques décisions sur les orientations à prendre pour la voie divine avaient été sélectionnées.
Après cela, il s'était sustenté. l'après-midi s'était passé sans trop de soucis, jusqu'à ce que les premières détonations se fassent entendre vers le Sud. Il avait relevé la tête d'un parchemin sur lequel il était en train d'écrire comme il le pouvait quelques lois religieuses à promulguer par la suite. Un jeune apprenti avait accouru et l'avait sommé de sortir de la salle. Le Grand prêtre de Panpale, un ami, l'avait rejoint et lui avait rapidement résumé la situation: les Dieux déchaînaient leur colère et l'élevage du sabot d'or, ainsi que la Caserne, étaient d'ors-et-déjà menacés.
Il ne croyait pas si bien dire.
Les premières secousses terrestres survinrent lorsque le Mausolée des Dieux commençait à être évacué dans la panique. Toujours très calme, le Pontife sembla cette fois particulièrement inquiet lorsqu'il vit le nuage de fumée obscurcir le ciel et les premières pierres commencer à tomber.
Il se mêla à la foule, et les crevasses se répandirent dans tout Arestim.
Usant de son autorité et de toute la foi dont il avait besoin, il réussit à former un semblant d'organisation, un groupe composé de gens mécaniques, comme il les appelait, c'est-à-dire un groupe de brebis, et de membres importants de la religion. Pas un instant il ne songea à lui-même avant les autres. Il parvint à mener, avec l'aide de quelques gardes, une certaines quantité d'habitants or de la ville, en direction de ce que le grand prêtre d'hésione, époux de Lysandre et donc assujetti à celle-ci, érigea en tant que campement Olaril, campement de survivants. Il assumait ses fonction de Chef, principalement parce que Lysandre était incapable de le faire elle-même. Il la savait blessée. Faible.
La catastrophe sembla durer des heures. Beaucoup de gardes avaient péri. On lui avait rapporté la mort de son jeune frère. Il avait prié Hegoa pour qu'elle l'accueille chaleureusement au Panthéon. Ce n'était pas la première pière qu'il avait faite. Il avait vu ses deux frères aînés mourrir en tentant de fuir la catastrophe, mais n'avait pu se détourner de son devoir pour aller les aider. Il avait prié Bakarne de leur rendre honneur pour leur puissance et leur bravoure.
Il avait aussi aperçu la maison familiale complètement écrasée par une gigantesque pierre. Il avait prié Hegoa pour ses parents, et son jeune frère Goloon qu'il savait en leur présence.
Le seul dont il ignorait le sort était son dernier frère, Ursul, le dernier orfèvre. Il avait prié Panpale pour le préserver de ses mauvais sorts.
Au campement, il avait prit pleine conscience de la catastrophe. Une larme s'était échappée de son oeil droit. Une seule. Arestim avait été détruite par la faute d'une seule personne: Lysandre Hirune, qui s'était écartée de la Voie divine. Sa famille entière était décimée. Tout serait à refaire, la parole des Dieux avait été profanée.
Il fut intimement heureux de retrouver Ursul en vie, bien qu'il soit condamné à ne plus jamais tailler les bijoux, ayant perdu l'usage de ses bras pendant la catastrophe.
Puis, doucement, il refoula ses sentiments sous son masque d'orgueil, et commença à prendre les choses en main.
Equipement et possessions A cause de la catastrophe, il ne dispose plus de grand chose. Ses sous-fifres lui ont bien évidemment rassemblé une caisse pleine de bijoux, de parures et de vêtements, ainsi qu'un lot de parchemin déchiré et de plumes à encre. La tente pontificale est parmi les plus grandes de toutes, et c'est ici que se réunissent les grands prêtres. On notera qu'elle est composée de plusieurs ailes et dortoirs. S'y rassemble ce qui reste du corps clérical.
La Chevalière Pontificale, créée sous le cinquième Pontife, frappée dy symbole du Soleil, figure toujours à son annulaire gauche.
Enfin, il est nourri par ses fidèles, comme il l'a toujours été.
Connaissances, Savoirs, Capacités Kal'Barrik sait lire, écrire, de manière rudimentaire. Il sait tout ce qu'il y a à savoir sur les Dieux et la Religion, et est fort d'une pensée politique qu'il se réserve personnellement. Il sait calculer.
Animal de Compagnie On peut citer le vieux Hiboux qui trône sur son perchoir, toujours à côté de son lit, et qui est très, très âgé. Il semble ne pas avoir de nom. Un peu avant la catastrophe, il se serait envolé et aurait quitté Arestim, avant de revenir au campement olaril retrouver son maître. Les animaux n'ont-ils pas de sixième sens ?
Pistes de Développement pour votre personnage Kal'Barrik souhaite favoriser une recrudescence de l'Opposition à Lysandre, dans le but suprême de provoquer un soulèvement pur et simple, et de renverser Lysandre de son trône, pour simplement temporairement prendre sa place, le temps de la reconstruction, définitivement si cela s'avère nécessaire. Il souhaitait primairement séparer la Religion du POuvoir, mais Lysandre a provoqué la haine des Dieux, et a blasphémé. Il s'agit donc désormais de corriger le tir, au risque d'unifier la Religion et le Pouvoir.
Peu importe l'acte, pourvu que l'intention soit bonne.
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" Les Dieux ont fait de moi le Pontife. J'assumerai cette tâche avec zêle et conviction, dussé-je utiliser avec subtilité la nature humaine dans toute sa candeur... "Parchemin