● Joueur ●
Pseudo JiBé
Âge 20 ans
Localisation Entre Compiègne et Amiens.
Autre personnage Aucun, et j’espère que je n’aurai pas envie d’en faire un autre, avec tous le temps que me prennent déjà les forums de rp…
Temps consacré au net dans une journée Quelques heures le soir en semaine, plus le w-e.
Comment avez-vous connu Les Tables d'Olaria ? Par LéviCorpus.
Quelque chose à ajouter ?● Personnage ●
Prénom Mulciber
Nom Télaran
Famille Alagareth
Âge 43 ans
Sexe Masculin
Profession ou métier Forgeron et orfèvre à l’occasion
Taille 1m61
Poids 71 kg.
Description physique détaillée Tout Arestim Dominae le sait, aussi il serait vain de vous le cacher : Mulciber n’est pas bien fait de sa personne, au contraire. Il est disgracieux, laid et d’aucuns le disent difforme. Son corps affreux et disproportionné en fait une créature grotesque et pourtant impressionnante.
De courte taille, trapu, le forgeron a les épaules fortes et larges, un poitrail puissant et de gros bras musclés. Mais ses jambes sont faibles et mal faites, le forçant à claudiquer et à boiter, et lui interdisant l’équitation, ou toute autre forme d’agilité. Sa démarche est pénible et lente, et lorsqu’il se déplace, ses puissantes épaules roulent et se balancent de manière presque menaçante. Son corps velu est sombre, et sa peau est bronzée, presque brûlée par le feu de sa forge, où il passe tout son temps : on le voit donc toujours vêtu de son tablier de cuir et de braies simples.
Autrefois fripé et renfrogné, son visage est devenu laid et affreux avec le temps et les épreuves. Sa forte mâchoire et ses traits rudes se prêtent à merveille aux mines maussades et renfermées qu’il arbore en permanence. Ses sourcils broussailleux s’avancent tant et plus, souvent froncés pour intimider ou lorsqu’il plisse les yeux, qui s’enfoncent alors plus profondément dans son crâne, disparaissant presque sous son front ridé. Pas même ces yeux bruns ne sont beaux, tantôt sombres et fuyants, tantôt fixes et luisants, et à la lumière de la forge, ils brillent d’une lueur intense et avide. Une courte chevelure et une barbe noire complètent ce visage disgracieux.
Sa voix grave et rauque produit un grognement indistinct lorsqu’il bougonne, car Mulciber parle et jure bien souvent pour lui-même. Mais il est des fois où son caractère maussade éclate, lorsqu’on le pousse à bout : sa voix roule alors comme le tonnerre, et ses cris rocailleux sont comme des avalanches.
Ses mains enfin, ses grosses mains de forgeron, sont des outils de travail rudes et efficaces, aux doigts roussis et brûlés par endroits. Ses bras puissants leur prêtent une force considérable, et pourtant…à voir les armes et objets qui sortent de la forge de Mulciber, on ne saurait douter de la dextérité de ces mains, et être surpris par tant de beauté et d’habileté, venant d’un être aussi laid et difforme.
Particularité physique notable Boiteux et hideux, Mulciber est connu dans tout Arestim pour sa laideur et pour l’excellence de son industrie, malgré le fait qu’il ne quitte presque jamais sa forge. Les adultes se rendent à son échoppe lorsqu’ils ont vraiment besoin d’un travail de qualité, et les enfants lorsqu’ils veulent tester leur courage.
Description psychologique détaillée Comme ses œuvres virtuoses peuvent en témoigner, Mulciber a l’âme d’un artiste. Le problème, c’est que cette âme est enfouie sous une apparence grotesque et cachée dans un cœur de rustre, maussade et renfermé.
Le forgeron n’a pas bonne presse auprès des Olarils. Sa laideur et sa difformité le font passer pour une erreur de la nature, voire un monstre, auprès de la plupart des habitants d’Arestim : les enfant se font peur en osant le taquiner, et même les adultes les plus raisonnables se sentent en général mal à l’aise en sa présence. Le fait qu’il soit un des meilleurs artisans du village incite les gens à surmonter leurs préjugés (de si belles broches, ce serait dommage de se priver), mais même cela n’efface pas le malaise, du moins pour la plupart des gens.
Mulciber ayant subi ce dégoût toute sa vie, il n’est pas surprenant qu’il soit devenu si maussade et renfermé. Bougon, solitaire, il se montre fruste et brusque avec tout le monde, sans être ouvertement grossier toutefois. Mais lorsqu’il est poussé à bout (ce qui n’est pas forcément difficile), le forgeron entre dans une colère noire : assez susceptible, il a la rancune tenace et peut facilement devenir violent s’il se laisse emporter.
Cependant, plus que colérique, il est surtout cynique et solitaire. Passant le plus clair de son temps à travailler dans sa forge, il ne discute qu’avec les clients ayant des commandes spécifiques, et ne prête que peu attention au reste du monde. Toujours occupé, jamais d’humeur à parler, Mulciber est peu commode, et la seule chose qui semble lui importer est son travail.
Son travail, ou plutôt son art comme il dirait, est au cœur de son existence. Il n’y a guère qu’en plein labeur qu’il exprime les émotions qui agitent son âme : que ce soit la rage venue de son exclusion, la douleur de son désir frustré (aucune femme ne voudrait de lui), ou l’émerveillement ressenti face à la beauté, tout passe dans son art. Extrêmement doué, Mulciber est non seulement capable de forger des armes et armures d’excellente facture, mais aussi d’en faire des objets d’apparat magnifiques, et de façonner des bijoux à la beauté sans pareille. Ses œuvres démontrent une grande sensibilité, une délicatesse dont il ne fait jamais preuve envers ses semblables.
Cette capacité à représenter la beauté, il la doit à une curiosité perspicace, un sens de l’observation qui peut sembler déplacé, voire dérangeant. Devant une œuvre d’art, un magnifique paysage ou même une belle personne, Mulciber peut se montrer étrangement fasciné. Il ne se montrera pas plus ouvert ou sympathique, mais, depuis son coin, il prendra un regard inquisiteur, intense, avide même. Le forgeron peut aussi se montrer avare, et est assez possessif quand il s’agit de ses œuvres.
Particularité psychologique notable Aucune.
Passé Lorsque naquit le deuxième enfant des Télaran, un garçon, toute la famille, la guilde, même le village, était en liesse. Mais lorsque la sage-femme tint l’enfant dans ses bras, elle afficha une grimace de stupeur et de dégoût : l’enfant était laid au-delà de toute rédemption. Horrifiée, elle céda à ses émotions et lorsque le bébé fit entendre un cri rauque, elle le laissa tomber. L’hideuse petite chose ne se remit jamais de cette chute, qui meurtrit ses jambes et les priva de force.
De nombreux prêtres se perdirent en conjecture afin de savoir ce qui avait provoqué un tel coup du sort : certains dirent que, l’enfant étant né le jour, Panpale avait pu le corrompre, d’autres affirmèrent que, la saison étant aux orages et aux séismes, la colère de Bakarne avait déformé le bébé, d’autres encore soutinrent qu’un manque de respect à Hégoa avait déchaîné la malédiction sur cette naissance…Malgré le malaise que l’enfant maudit suscitait, on accomplit le rituel à la pleine lune, invitant la déesse mère à se montrer indulgente envers l’enfant. Les parents se dirent qu’il s’embellirait en grandissant, que ses jambes guériraient et qu’il deviendrait un homme beau et fort…mais rien n’y fit.
Bien loin de s’embellir avec l’âge, le nommé Mulciber n’en devint que plus laid : son torse et ses épaules gagnèrent en puissance, tandis que ses jambes restaient désespérément faibles, son visage fripé se burina et ses petits yeux s’enfouirent dans les cavernes maussades de ses orbites. Suscitant au mieux le malaise, au pire la haine, le petit enfant difforme fut bien vite rejeté et isolé, y compris par ses frères et sœurs. Même ses parents ne purent l’aimer autant qu’ils l’auraient voulu, et leur affection réticente ne put abriter le jeune garçon du mépris que le reste d’Arestim lui témoignait. Non content d’être laid, Mulciber était également maudit par les dieux : comment expliquer l’accident de sa naissance autrement ?
Il commença par se défendre avec sa colère, puis il passa à l’indifférence bougonne. Ne pouvant jouer avec les autres enfants, il voulut faire comme les adultes, et se mit à apprendre très jeune le travail des Télaran. Mais l’orfèvrerie n’était pas pour lui à l’époque : il était encore trop brutal pour une tâche aussi délicate. C’est pourquoi il se tourna vers la guilde Alagareth, et c’est au cœur de la forge qu’il trouva sa vocation : auprès des fourneaux, il déversa sa rage sur le métal, martelant tant et plus, jusqu’à ce que l’acier prenne une forme aussi torturée que la sienne.
Mais même s’il parvenait à imprimer une forme au matériau, à forger armes et armures d’honnête facture, ce n’était que grâce aux instructions de ses maîtres : il n’avait en lui que la colère pour soumettre le métal, lui manquait l’imagination pour lui donner une forme et un sens. Cette imagination ne lui vint que plus tard, lorsqu’approcha sa majorité, et lorsque dans son cœur se déchaînèrent d’autres émotions que la rage. Les humeurs et inspirations de l’adolescence s’éveillèrent en lui, mais il ne pouvait les exprimer auprès des jeunes gens de son âge. Aussi il les enferma en lui-même et fit baisser la voix à sa rage. Se jetant une nouvelle fois dans le travail, il apprit à chevaucher ses rêves et ses cauchemars, et à imprimer leurs formes, leur force dans le métal, puis dans des matériaux plus délicats…jusqu’à devenir un artisan complet et exemplaire.
Lors de sa cérémonie de passage à l’âge adulte, la démonstration de ses talents força le respect, et il ne se trouva personne pour protester…mais il ne se trouva pas non plus grand monde pour les libations. En fin de compte, il avait choisi la guilde des forgerons, achevant ainsi ce que les Télaran avaient commencé : le monde l’avait rejeté, c’était à présent son tour. Son art avait fait naître bien des convoitises, et il y vit l’occasion d’une revanche : déverser sa rage sur le métal n’avait pas suffit, et Mulciber avait encore de la rancune à assouvir.
Cette vengeance prit une bien étrange forme, des années plus tard. Un puissant Olaril, grand amateur d’objets précieux, s’était mis en tête d’acquérir la plus belle œuvre de Mulciber : une coupe d’argent ouvragée, aux finitions époustouflantes. Mais tout Arestim se disait bien que cet homme, aussi puissant soit-il, n’aurait jamais la coupe : le forgeron gardait jalousement ses œuvres, et ne vendait que des instruments sans beauté, privant ainsi le village des fruits de son industrie. Cependant Mulciber surprit en déclarant qu’il était disposé à donner la coupe, et à mettre tout son art au service des Olarils, si l’homme lui donnait ce qu’il voulait en échange. Le forgeron, bien que n’ayant même pas trente ans, était le plus grand artisan de sa génération, et la coupe, digne du chef du Vrai Peuple lui-même, le prouvait bien : l’homme s’empressa d’accepter. Et Mulciber demanda alors son dû : la main d’Astarté, la plus belle fille de cet homme, et pour beaucoup en ce temps la plus belle fille de toute Arestim Dominae.
Le mariage eut lieu, mais là encore il n’y eut pas grand monde pour les libations. Et Mulciber avait beau avoir obtenu sa vengeance, elle n’eut finalement qu’un goût amer. Lui, le monstre, l’être difforme et hideux, avait eu la plus belle femme de son peuple, mais leur union ne pouvait aboutir à de l’amour. A peine pouvait-elle perdurer par la résignation : c’est bien là ce qu’elle fit. Dès le début, leur mariage battait de l’aile, et ni tendresse, ni affection ne sont de mise entre eux. Grâce aux bijoux et parures faites par son mari, Astarté est aujourd’hui encore une des plus belles femmes d’Arestim, et grâce à l’habileté de son épouse, Mulciber garde une clientèle fidèle et conséquente. Mais il n’y a pas d’amour ni vraiment d’amitié dans leur maison, ils n’ont pas d’enfants, et il ne faut pas être un génie pour deviner qu’Astarté n’est pas fidèle à son mari. Comment pourrait-elle vouloir d’un tel homme, ou d’un tel mariage ? Peut-être Mulciber s’en était-il douté dès le début, ou peut-être y avait-il véritablement cru. Lui-même ne le sait pas vraiment, mais il savait exactement comment réagir : comme il l’avait toujours fait.
La vie reprit son cours, Mulciber accepta de mettre en vente les fruits de ses talents, et Astarté tint la boutique. Face à l’échec de sa vengeance et de son mariage, l’artisan s’enferma dans sa forge et n’en ressortit plus jamais : au fil des années, son talent s’améliore et son caractère empire. A quelques exceptions près, le forgeron que peu de vie sociale : de rares visites à ses parents, d’occasionnelles discussions avec les autres artisans, avec des clients aux commandes spécifiques ou régulières…Au rythme où elle va, la vie du forgeron difforme ne fait guère que tourner en rond, mais il ne la fera pas changer de direction de lui-même…
Equipement et possessions En tant que forgeron, Mulciber possède fort logiquement une large collection d’armes, qui change à mesure qu’il les vend et en forge de nouvelles. En dehors de son stock, la forge recèle également des choses bien plus élaborées : armes, armures et bijoux ornementés et exceptionnels, de véritables œuvres d’art qui ne sont pas cédées au premier venu.
Connaissances, Savoirs, Capacités Le talent de Mulciber est indéniable, et il s’est enrichi d’une pratique constante de plusieurs dizaines d’années : il est probablement à l’heure actuelle le meilleur forgeron de la guilde Alagareth, mais ses capacités d’artisan s’étendent bien au-delà de la métallurgie. Son héritage Télaran se fait ressentir dans son travail exceptionnel d’orfèvrerie, et il sait également sculpter et façonner le bois et la pierre.
Mais si ses talents d’artisan en font un des meilleurs de tout Arestim Dominae, le temps qu’il consacre à son art fait que Mulciber n’a que très peu d’autres atouts. Ne sachant ni lire, ni écrire, il n’est pas très cultivé, ni très au fait de ce qui se passe en Arestim. Il ne s’intéresse à quasiment rien en dehors de son travail, mais sa curiosité et sa perspicacité naturelles pourraient lui être très utiles, si un jour quelqu’un le convainquait de sortir de sa forge.
Animal de Compagnie Aucun.
Position face aux derniers évènements Pour l’instant, Mulciber n’est que peu au courant de la situation, et il est trop solitaire et renfermé pour s’y intéresser. Cependant, il ne voit pas d’un très bon œil l’accession de la cadette Hirune au pouvoir, à la place du fils Edorta et de sa sœur aînée : non seulement il s’agit d’une double offense aux traditions, mais de plus le caractère arrogant des Chasseresses n’est pas fait pour plaire au forgeron.