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 Cyclaë Edorta [Terminé :)]

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Cyclaë Edorta
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Nombre de messages: 34
Age: 16
Date d'inscription: 29/02/2008

.:: Le Carnet ::.
Âge du Personnage: 38 ans.
Profession: Eleveuse de chevaux.
MessageSujet: Cyclaë Edorta [Terminé :)]   Ven 29 Fév - 19:45

● Joueur ●


Pseudo Celeborn
Âge Toujours le même, à savoir 15 ans dans 12 jours ^^'
Localisation Pas changé, l'Oise, près de Compiègne

Autre personnage Elios Smile

Temps consacré au net dans une journée Pas loin de deux heures
Comment avez-vous connu Les Tables d'Olaria ? Avoir un autre perso, ça aide à connaitre le forum ;-)
Quelque chose à ajouter ?L'idée du forum me plait toujours autant Very Happy
( j'ai encore piqué un avatar, désolé, c'est lui qui m'a inspiré :s )


● Personnage ●


Prénom Cyclaë, souvent surnommée la "hargneuse".
Nom Edorta.
Famille Edorta, Cyclaë est une des soeurs de l'ancien Chef.
Âge 38 ans.
Sexe Féminin.
Profession ou métier Eleveuse de chevaux, elle possède un terrain entouré de barrières et tente, par les meilleurs couplages de chevaux, d'être celle pouvant offrir à Arestim ses meilleurs juments.

Taille D'une taille impressionnante, la grande Cyclaë mesure près d'un mètre quatre-vingt douze. Elle fait partie des plus grandes Olarils.
Poids Sa corpulence, proportionnellement à sa taille, est conséquante. En effet, Cyclaë pèse quatre-vingt-un kilogrammes.

Description physique détaillée
Cyclaë n'est pas des plus féminines. En effet, quiconque la voit de loin et ne la connaissait guère la confond avec un homme. Grande et forte, sa présence est toujours impressionnante. Il faut dire que rares sont les femmes Olarils à la dépasser, et que la force de Cyclaë est équivalente à celle des meilleurs guerriers du village.
La Edorta possède en effet une force incroyable. Depuis toute petite, elle développe des capacités physiques étonnantes et en profite beaucoup. Certains exagèrent même, en la disant capable de tuer quelqu'un d'une simple gifle. Endurante et de bonne constitution, il est difficile de l'épuiser et Cyclaë ne se plaint que rarement de douleurs. Elle néglige ses blessures, ce qui parfois se montre dangereux.
Le teint de la jeune femme, d'un rose pale et léger, brille au soleil.
Le visage de la guerrière est d'apparence très dure et ferme. On ne voit à travers les traits de Cyclaë aucune touches de douceur ou autre sentiment de compassion, non, mais on peut y lire la combattivité et la hargne qui accompagnent le moindre tressaillement de sourcils de la femme.
Sa longue chevelure rousse lui arrive presque jusqu'aux fessiers et n'a jamais été raccourcie. Pour éviter qu'ils ne lui tombent dans les yeux, Cyclaë porte un bandeau de cuir qui lui a été offert par son seul et unique amour.
Ses deux grands yeux verts semblent jauger et dénigrer quiconque les croise, et sont une arme de dissuasion efficace. Les deux lèvres qui forment la bouche de la rousse sont pulpeuses et charnues, et laissent apparaitre une ligne de dents d'une blancheur remarquable qui sont toutes alignées. Son nez, enfin, semble venir de nul part tant il est banal et manque d'expression.
La voix de la femme est horriblement grave et masculine. Elle est sonore et emplie d'une agressivité certaine. Le peu de personne entendant le rire de la jeune femme en restent marqués : Il s'agit d'un râle rauque et apeurant.
Il n'est pas rare de voir Cyclaë porter des boucles d'oreilles, étant les seuls bijoux qu'elle apprécie. Cependant, par souci d'égo, elle ne choisit que les plus grosses et joliment serties qu'elle puisse trouver. Au niveau vêtements, Cyclaë porte la plupart du temps un simple pantalon de daim assorti à une chemise de soie, ce à quoi s'ajoute un tablier de cuir qu'elle met souvent, surtout lorsqu'elle travaille. Par contre, lorsque la femme veut se faire remarquer, elle s'équipe d'un ensemble ressemblant à une armure de mailles, ensemble auquel s'ajoute une épaisse cape de voyage verte avec pour col une fourrure de loup. Cyclaë se sent obligée de porter cette tenue lorsqu'elle se déplace sur l'un de ses chevaux "protégés", estimant qu'un cavalier doit faire honneur à de si belles bêtes.
Pour ne pas abimer ses mains, elle est souvent équipée de longs et larges gants de cuir.
Sa démarche, elle, est exempte de toute féminité. Cependant, elle reste digne et fière. La rousse est toujours droite et sévère, mettant involontairement en avant ses formes généreuses.

Particularité physique notable
Une cicatrice d'une dizaine de centimètres sur le derrière de sa hanche droite, suite à un coup de lame qu'elle n'avait voulu soigner et qui est resté à tout jamais gravé dans sa peau.

Description psychologique détaillée
Lorsque l'on grandit avec pour seule compagnie des garçons un peu brutaux qui se révèlent plus faibles que soi-même, on apprend vite à se sentir supérieur à eux. Ainsi, Cyclaë dénigre la grande majorité des hommes qu'elle côtoie, se sachant plus forte physiquement qu'eux. Pour elle, les hommes sont moins utiles, moins intelligents et munis de compassion que les femmes. Aux yeux de Cyclaë, un homme n'ayant aucune force physique est un lâche inutile, alors qu'une femme dans le même cas est une douce personne. Ce presque sexisme revient même dans son travail où la hargneuse n'accepte d'élever que les jeunes juments pour qu'elles deviennent les meilleures montures d'Arestim.
Ayant un caractère trempé et fort, la belle se montre particulièrement susceptible. Une quelconque remarque déclenche sa colère, souvent verbale et pleine de menaces variées, bien que quelques verres d'un quelconque alcool peuvent alors forcer Cyclaë à en venir aux poings, chose qu'elle aime particulièrement.
Hargneuse et rancunière, elle n'oublie rien et rend à ceux l'ayant importuné la sentence méritée. Il n'est jamais très intelligent de provoquer la forte femme, et la pousser à bout est fortement déconseillé, sauf si ressembler à l'hideux forgeron du village est l'un de vos priorités.
Digne et fière, Cyclaë aime rappeler qu'elle vient de la famille qu'elle estime la plus prestigieuse d'Arestim, celle du premier Chef et du dernier méritant ce titre. Elle se montre parfois pédante.
Orgueilleuse, Cyclaë n'a pas de limites et se croit capable de tout. Elle aime se mettre en valeur et être remarquée, voulant constamment flatter son égo démesurable. Peu démagogue, elle croit cependant en ses chances de devenir Chef. Elle aime et protégerait les Olarils, certes, mais son tempérament surement trop trempé et sa démesure causeraient probablement de nombreux ennuis au peuple d'Arestim.
Téméraire, elle rêve d'un jour franchir des limites encore jamais atteintes, ne serait-ce que pour impressioner sa patrie et démontrer que les Edorta restent et resterons pour toujours la famille choisie par les Dieux eux-même. En plus de cela, elle est têtue et déteste avoir tort.
Démunie de toute forme de diplomatie, Cyclaë reste convaincue que frapper ou insulter restent les meilleurs et seuls moyens de résoudre un problème. Elle juge les gens à leur apparence physique et leurs biens, et n'accorde qu'une importance limitée aux qualités morales des autres.
Bien que peu de choses ne l'effraient, Cyclaë devient incontrôlable et vulnérable sous l'effet de la peur. Aussi étrange celà puisse paraitre, elle a une peur bleue des ours et de l'eau.
Impulsive, la grande rousse frappe avant de réfléchir et ne mesure jamais les conséquences de ses actes. Cette insouscience peut lui causer de sacrés soucis.
Cyclaë déteste également qu'on lui dicte ce qu'elle doit faire, et ce depuis la nomination d'une Hirune. L'amour qu'elle portait à son frère faisait qu'elle l'écoutait naturellement, mais elle met désormais la nouvelle tenante du règne au défi de l'arrêter dans ses excès.
A déjà 38 ans, elle n'a encore trouvé de mari et ne se laisse séduire que par les hommes se montrant physiquement plus impressionnant qu'elle.

Particularité psychologique notable
Cyclaë démarre au quart de tour et n'hésite pas à user de sa force physique pour se donner raison.

Equipement et possessions
Cyclaë vit seule dans une spacieuse hutte qui est adjacente au vaste terrain clôturé qu'elle possède, celui où elle passe le plus clair de son temps, éduquant ses chevaux. Cherchant à n'élever que les meilleurs juments, on ne trouve pas plus d'une dizaine de chevaux à la fois venant de son élevage.
Sa garde-robe n'est pas très remplie, mais le nombre de boucles d'oreilles possédées par Cyclaë est impressionnant. Depuis l'âge de 14, elle les collectionne. Ses seuls objets de valeur sont alors ses deux marteaux, l'un dont elle se sert pour le peu de combats amicaux qu'elle pratique, l'autre qui lui est utile au quotidien. Elle conserve aussi secrètement une sacoche pleine de magnifiques pierres précieuses qui lui avait été offertes par son seul amant, un mineur qu'elle ne cotoie plus.

Connaissances, Savoirs, Capacités
Avant tout, comme la grande majorité des Olarils, Cyclaë ne sait ni lire, ni écrire, car pense que l'écriture n'est qu'une façon indirecte d'exprimer ses pensées, et qu'elle est réservée aux lâches pour les gens de son jeune âge. Seuls les Erudits méritent donc ce savoir à ses yeux, pour retranscrire leurs histoires. Elle a les notions de base en chiffres.
D'une force incroyable, elle maitrise le marteau, tant comme outil que comme arme, et aime défier armée des adversaires, mais ne le fait pas dans l'espoir de les blesser, uniquement dans celui de mettre en valeur ses atouts. Elle a également appris, petite, à manier l'épée à deux mains, mais n'en possède pas. Pour finir, elle aime aussi se servir de lances, aimant user de sa force pour propulser contre un vieil arbre ses armes qu'elle aime utiliser à cheval.
A contrario, la rousse n'est pas douée d'une agilité frappante.
Pleine de ferveur et de pieuté, c'est une adepte de Bakarne, Dieu qu'elle aime tant pour ne s'attirer ses foudres que pour sa puissance. Elle rêverait d'être comparée à cette Divinité. Elle apprécie également les autres dieux, sauf peut-être Panpale dont elle ne pratique pas le culte, pensant que sa force la protège de tout danger.
C'est une cavalière hors-norme, rivalisant avec les meilleurs Olarils. Elle a consacré aux chevaux sa vie et a plus d'expérience que les jeunes d'Arestim.
Issue de la famille Edorta, Cyclaë connait les légendes populaires sur le bout de ses doigts et a entendu une unique fois son frère prononcé le mot de "Tables d'Olaria", mais ne s'en souvient plus et n'a jamais cherché à savoir ce que c'était, n'imaginant pas qu'un trésor inestimable se communiquait de Chef en Chef. Par contre, si elle le réentendait, elle pourrait surement faire le rapprochement.

Animal de Compagnie
Emen, sa jument à la robe grise parsemée de taches blanches. C'est un animal endurant et rapide, une monture parfaite, cependant très exclusive et n'acceptant d'être montée que par Cyclaë.

Position face aux derniers évènements
Quand on est une Edorta aussi hargneuse, il est difficile d'accepter de voir le pouvoir s'échapper de nos doigts, surtout lorsqu'on pensait avoir une chance de peut-être devenir Chef. Comme la quasi-totalité de sa famille, Cyclaë espère que Lysandre suivra l'exemple de l'ancien Chef en rendant aux Edorta le pouvoir qu'ils assumaient si bien. Cyclaë croit toujours en ses chances d'un jour récupérer le trône, même si cela reste quasiment improbable.
Le seul point positif qu'elle y voit, c'est que Lysandre est une femme, les seules capables de gérer comme il le faut une telle situation. Cyclaë ne haït donc pas la subtiliseuse du pouvoir, mais se sent être en concurrence avec elle. Cependant, Lysandre est bien la seule Hirune que Cyclaë ne déteste pas, et ce en raison de l'amour qu'elle avait pour son frère.


Dernière édition par Cyclaë Edorta le Sam 1 Mar - 22:25, édité 3 fois
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Killian Edorta
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MessageSujet: Re: Cyclaë Edorta [Terminé :)]   Ven 29 Fév - 20:08

Surprised Bienvenue matante Razz
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Cyclaë Edorta
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MessageSujet: Re: Cyclaë Edorta [Terminé :)]   Sam 1 Mar - 16:37

Passé

Cyclae s'assit. Face à elle, un vieil Edorta âgé de presque cent ans. Un Erudit qui, la plume à la main, attendait les instructions de la grande rousse, petite-fille de son frère aîné.

" Je suis née il y a 38 ans, dans la hutte de mes parents. Ils m'ont toujours raconté que c'était en plein hiver, mais qu'une naissance était toujours fêtée comme il se doit, et qu'un immense feu sur la place du village, accompagné d'alcool, permit aux Olarils de s'amuser malgré les températures très peu clémentes. Pour ma part, je n'en garde aucun souvenirs. Mais selon ma mère, beaucoup furent déjà marqués en me voyant. J'étais un bambin trapu et relativement grand, un bambin dont le visage était éclairci par deux magnifiques yeux d'un vert profond. A priori, j'ai gardé ces trois caractéristiques.

J'eus une enfance parmi les plus normales et sympathiques. Mon père travaillait dur, en tant que Chef, et ma mère s'occupait des sept enfants qu'elle avait mise au monde. On s'occupait bien de moi, et bien que je ne m'en souvienne guère, je pense avoir été heureuse au moins jusqu'à mes cinq ans, âge vers lequel je commence à me souvenir de quelques anecdotes. Il faut dire qu'être un enfant Edorta aide à avoir une enfance heureuse et paisible. Seulement, mes parents m'ont affirmée que, malgré mon statut de très jeune enfant, j'étais déjà grande et corpulente. En tout cas, plus grande que tous mes jeunes amis.

C'est donc vers l'âge de cinq ans que mes souvenirs commencent à être plus distincts. Peut-être est-ce dû au fait que c'est à cet âge que j'ai commencé l'équitation, je n'en sais trop rien. Quoi qu'il en soit, je sais que c'est durant cette période que j'ai commencé à fréquenter principalement la gent masculine. Il faut dire que j'avais un surplus d'énergie à canaliser, et qu'avec les filles et leur atelier perles ou autres stupidités, ce n'était pas gagné ! A l'époque, en tout cas, je ne les aimais pas trop, allant même jusqu'à parfois renier que je pouvais en être une. Je préférais l'agitation et la violence, au coté des hommes. Le temps confirma que cette présence m'était presque indispensable, mais je crois que c'est aussi à partir de mes cinq ans que j'ai commencé à penser que je n'étais pas supérieure physiquement, mais que eux étaient inférieurs. Eux, ce sont les hommes, presque tous du moins. J'aimais beaucoup diriger le groupe, mais personne ne s'en inquiétait, à nos âges.

A neuf ans, je découvris que plus qu'en plus de mes parents, ma fratrie était extraordinaire. Autant être franche, un certain orgueil était déjà présent en moi, et je fus naturellement plus intéressée par le seul de mes frères destiné à devenir Chef d'Arestim. Il m'aimait beaucoup, je le sais. Souvent, il m'emmenait avec lui, qui était beaucoup plus vieux que moi ! En effet, il était mon ainé de sept années. Cependant, je ne sais pas quand il est devenu Chef, car sa prestance faisait qu'à mes yeux, il l'a toujours été. Il se nommait Laclaos, et avait l'étoffe des plus grands héros.
A neuf ans, je pris également mes premiers cours d'équitation, accompagnée par un Astar dont j'ai oublié le prénom. Il aimait mon fort caractère et ma prétention, et voyait en moi l'espoir de faire naître une cavalière hors norme. J'appris très vite à lui montrer que ses espoirs étaient fondés, et passer du temps avec lui devint un des loisirs qui me tenaient le plus à cœur, avec les repas familiaux et les promenades de Laclaos.

Quelques années plus tard, voyant que l'équitation restait mon plaisir le plus fort, j'annonçais à mes parents que je ne suivrais pas leur voix, mais celle du vieil Astar. L'avantage d'avoir un grand nom, c'est d'être plus libre dans ses choix.
Je commençais aussi à apprécier le combat, amical évidemment. Tous ces garçons qui me défiaient, et que sans difficultés je mettais au sol, ses souvenirs resteront à tout jamais gravés en moi, car ils montrent bien la faiblesse de ces hommes.

A dix sept-ans, mon père décida de me former à la maitrise de l'épée, pensant qu'en tant que soeur de Chef, je devais montrer un talent dans cet art. C'est lors de ces entrainements que je pris conscience de ma force développée. A cet âge, j'étais presque plus grande que mon paternel et avait la corpulence de vaillants guerriers.
J'aimais le combat, cette sensation, ce défi direct et demandant un perfectionnisme certain. Par contre, l'épée, bien que facile à manier, n'était pas mon arme préférée. Frapper avec cette tige de métal n'avait rien d'amusant, non. Ce fut par hasard, à vrai dire je ne me souviens même pas des circonstances, que je découvris le marteau. C'était un outil de travail imposant dont je me servais fréquemment pour remplacer les parties défaillantes de la clôture du vieil Astar. Là, je découvris un art plus puissant et excitant. Donner de grands coups faisant trébucher quelqu'un, surement mieux que de risquer de lui trancher la gorge avec une fine lame. L'épée est une arme de guerre, pas de divertissement.

Arrive sans doute le tournant de ma vie. Perne, un minier chargé de trouver les plus belles pierres précieuses dans les alentours d'Arestim. Un homme dépassant les deux mètres et le quintal. Je l'ai rencontré en promenant une jeune jument qui sortait d'une blessure. J'avais dix-neuf ans.
Au premier regard, il m'a intéressé. Prétextant une grosse fatigue de la jument, je me suis arrêtée pour le rencontrer. Très vite, le courant passa entre nous. Il m'invita le soir-même à le rejoindre à la taverne.
Après un diner consistant et une soirée arrosée, nous finîmes par louer une chambre pour la nuit. Je vous épargnerais les détails de cette soirée ...

Chaque matin, il se dépêchait de venir me voir à l'écurie, m'offrant un baiser volé et parfois même une pierre brute qu'il avait trouvé la veille et tenait à me donner. Et quand je réussissais à esquiver mes parents, c'est mes soirées et mes nuits que je passais avec lui. Tout était parfait.

A vingt-ans, je fus donc à l'âge de voler de mes propres ailes. Je dus démontrer à tous que je pouvais exercer seule un métier. Je choisis celui d'éleveur. L'épreuve fut simplement définie. Être celle qui fournirait à Laclaos sa monture, mais il en fallait une parfaite. Ainsi, on me laissait un an pour choisir l'un des poulains du vieil Astar et le faire devenir un jeune cheval suffisamment bien dressé pour pouvoir devoir soutenir sur son dos le Chef des Olarils.
Il fut difficile de choisir quel poulain prendre ... Le vieil Astar me conseillait Oral, un jeune alezan qui plus tard serait sans doute un parfait étalon, mais je fis un pari audacieux. Celui de prouver que la supériorité féminine s'exerçait même chez les animaux. Une toute jeune jument venait de naitre, et semblait bien fragile. Je la pris sous mon aile, et ce pendant une année. J'étais aux petits soins et faisas tout pour satisfaire aux exigences d'un frère que je ne voulais pas décevoir.

Aidé par Perne dans cette difficile épreuve, je me sentis poussés des ailes. L'éducation de la jeune jument fut plus simple que je ne l'imaginais. Elle était très réceptive et sociale, endurante et tenace. Elle avait tout du parfait destrier, et sa robe entièrement noire en faisait une des plus belles bêtes d'Arestim.
Au bout d'un an, le pari fut réussi, même si je pense franchement que si mes soirées n'étaient pas pour la plupart consacrées à Perne, j'aurais pu réaliser un travail de meilleure qualité.

Laclaos fut enchanté, ébloui par les capacités diverses de sa monture, et tout allait bien avec mon barbare d'amour. Je lui parlais déjà à l'époque de mes projets, ouvrir une écurie où l'on viendrait s'arracher les meilleurs bêtes de tout Arestim. Et c'est aussi avec lui qui me donna l'idée de n'élever que des juments, prouvant que la femme était un être plus supérieur, et que cette supériorité qui émanait déjà de moi pouvait être retranscrite dans mon élevage. Jamais personne ne m'avait tant comprise et flattée ...

A vingt-deux ans, je voulus faire une surprise à Perne. L'épouser, je voulais l'épouser. Notre amour était, je le croyais, plus fort que tout. Ainsi, je décida d'aller lui faire la surprise d'aller le voir durant son labeur à la mine. Passant difficilement l'entrée de la mine, en raison de ma grande taille, je riais en m'imaginant mon brute amour recroquevillé pour ne pas toucher le plafond. Je le trouva bien recroquevillé, oui, mais s'adonnant à une activité que je me croyais réservée dans les bras d'une pouilleuse d'Astar ...

Plus jamais je ne lui adressa la parole à compter de ce jour. J'étais rancunière, il le savait. Ses explications n'y firent rien, savoir que c'était monnaie courante en Arestim non plus. J'avais l'espoir d'être tombée sur un homme différent, et je dus me rendre à l'évidence : je m'étais trompée.

Le lendemain, je quittais violemment le vieil Astar qui m'avait si longtemps soutenue et aidée. Il avait des liens de sang avec celle qui avait détruit la plus belle histoire d'amour d'Arestim, pouvais-je ne pas lui en vouloir ?
Un grand terrain proche des murailles était inoccupé, j'y établis mon écurie. Les départs furent difficiles, mais aujourd'hui, les plus braves guerriers n'hésitent pas à s'adresser à moi pour obtenir une monture de qualité, mais uniquement une jument, bien évidemment.
Emen fut le fruit du plus beau croisement que je n'eus jamais fait, et je décida de la garder. J'avais vint-trois-ans. C'est avec elle que j'appris le combat monté ainsi que la maitrise de la lance. Ce cheval était et restera ma plus belle victoire.

En quinze ans, ma vie prit un penchant monotone. Je ne voulais plus connaitre l'amour, surtout pas auprès des faibles hommes d'Arestim, et passa donc la grande partie de mon temps à m'occuper de mon élevage. A vrai dire, la mort de mon père ne me marqua pas plus que celle de Laclaos.

Oui, la mort de ce frère que j'aimais tant marqua ma vie. Pourquoi ? Car c'est une Hirune qu'il nomma pour le succédé ! Lysandre ... Cette femme qui avait profité de son physique pour séduire un vieillard qui pour la remercier rendait à sa famille le pouvoir sacré. Que dire face à une pareille trahison ? Il me suffit cependant de quelques heures au calme pour accepter et ne pas en vouloir à notre nouveau Chef, haïssant par contre le reste de sa famille.
Malgré cela, je reste sceptique ... Les raisons de la mort de Laclaos restent inconnues, et je tenterai de sauver son honneur en découvrant ce qui l'a envoyé rejoindre Bakarne.

Aujourd'hui, je me sais capricieuse et munie d'un fort caractère, mais j'espère être de ceux qui aideront le trône à revenir à son légitime propriétaire : La famille Edorta. "

Cyclae prit alors les rouleaux du vieillard, le remercia chaleureusement et rentra dans sa hutte. Là, elle cacha les papiers témoins de son récit au fond d'un vieux coffre, en se promettant de les récupérer quand elle saurait lire.

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MessageSujet: Re: Cyclaë Edorta [Terminé :)]   Sam 8 Mar - 16:14

Super !
Il faudrait préciser dans Famille que tu es, par choix, également affiliée à la famille Astar (de par ton métier), même si une Edorta reste à jamais une Edorta Wink
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Cyclaë Edorta [Terminé :)]

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