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 Dans l'atelier Télaran

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Jezabel Hirune
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MessageSujet: Re: Dans l'atelier Télaran   Mar 4 Aoû - 23:23

Se rencontrer ailleurs ne posait pas de problème. Un endroit plus discret n'était pas du luxe, puisque en effet, cet atelier n'offrait pas réellement de sauf-conduit. Puis, il était le domaine de Mithra, pas celui de Jezabel. La remise serait parfaite. Si la veuve le déclarait, il n'y avait aucun doute à avoir dessus.
Elle hocha brièvement mais silencieusement la tête pour signaler son accord, portant le bout de son index sur sa lèvre inférieure, comme si elle réfléchissait. Mais il n'y avait rien à ajouter. Pas en ce qui concernait leur lieu de rendez-vous. Il était bien évidemment implicite que ces rencontres se dérouleraient tard dans la nuit, comme en cet instant. Quant à la fréquence, Jezabel ne doutait pas que Mithra saurait lui faire savoir une date par un quelconque moyen discret et efficace.
Elle se détendit également, s'accordant à la veuve. Comme elle le dit très justement, elles pouvaient tomber leur masques pour une fois, et ne plus jouer de rôle. Elle étaient à présent hors de la scène, et chacune pourraient, à leur manière, se détendre.
Il apparu à la chasseresse que son interlocutrice possédait deux faces...l'une, la noble et la vénérable veuve de Laclaos, et l'autre, une simple fille Télarhan qui savait apprécier les valeurs qui lui avaient été inculquées. Non pas que ces deux côtés soient indissociables l'un de l'autre, car en vérité, il semblaient intrinsèquement liés, mais ils représentaient deux facettes qui pouvaient fort bien s'engloutir...Son statut de femme de Laclaos aurait pu spolier celui de l'orfèvre, mais il ne semblait avoir fait que l'exacerber. Le pouvoir avait-il besoin d'une connexion à une réalité simple et matérielle pour pouvoir subsister ? Et elle-même, Jezabel, aurait-elle toujours besoin de chasser même si elle devenait traître à sa famille ? La réponse semblait évidente...la chasse était à Jezabel ce que l'orfèvrerie était à Mithra...Mais était-ce sur ?
Mais si Jezabel se savait plutôt simple, il en allait différemment pour la veuve Edorta. Cette dernière possédait semble t-il de multiples côtés, dont elle tirait les ficelles pour en dévoiler des visages, mais jamais l'intégralité. Que fallait-il croire ? A quoi se fier pour lui définir une attitude ?
L'aînée Hirune baissa les yeux sur la main de Mithra, et aperçu quelque callosité minimes, mais qui venaient souligner ses origines en quelque sorte. Son histoire. Sa vie. Une infime partie en tout cas.
Elle esquissa un léger sourire. Si Mithra avait de la corne, Jezabel possédait de nombreuses cicatrices sur son corps. Rien de notable, ni d'impressionnant, mais elle corroboraient sa vie de chasseresse. Toutes ses Soeur d'Hésione en avaient, elles étaient synonyme de dur labeur et de force.
La question de son interlocutrice la fit réfléchir.

« Nous chassons pour la communauté, pas pour nous-même. »

Le « nous » d'appartenance à cette classe qu'étaient les chasseresses ne partirait jamais de son mode de pensée. Jezabel était viscéralement liée à sa profession, et à toutes celles qui l'exerçaient. Comme si elle étaient privilégies, en quelque sorte, d'apporter le gibier aux Olarils pour qu'ils puissent se nourrir, d'être fille de Hésione, de parcourir les forêts librement...

«Ma question était stupide, veuillez m'en excuser. Vous, vous arrivez à concilier ce que vous êtes avec ce que vous faites. Vous arrivez à rester l'Orfèvre tout en étant la Veuve...mais je me demande parfois si je pourrais rester chasseresse tout en devenant traîtresse. »

Elle soupira, et s'accouda sur la table. Ses yeux étaient tristes. Elle avait fait ses choix, en assumerait les conséquences, naturellement. Mais il aurait été plus simple qu'elle ne soit que Jezabel Hirune la Chasseresse.

« Car ne doutez pas que je remette en cause le bien fondé de nos actions, mais voyez-vous, si vous avez votre famille avec vous, moi je n'aurai plus que des fantômes. »

Un silence s'installa avant qu'elle ne reprenne avec une légère hésitation. Pourtant, le ton de sa voix fut ferme.

« Je ne suis pas une mauvaise personne, Mithra. Mais je le serai aux yeux de tous, parce que je m'opposerai à Lysandre. Parce que tous les miens la soutiennent. Parce que qu'elle est l'espoir des Hirune. Parce qu'elle redorera leur blason. Parce qu'elle est aimée.»
Non pas que Jezabel n'ai jamais eu le sentiment de ne pas être aimée, loin de là, mais l'abandon qu'elle avait ressentit lorsque sa soeur fut élevée au rang de chef fut une déchirure. Alors qu'on voyait en Jezabel une chasseresse aussi douée que Sorastrata, il avait fallu que Lysandre, l'insoupçonnable Lysandre, fut mise sur le devant de la scène. Et dès lors, il fallut tout faire pour aider sa cadette, il ne fut plus que question d'elle et de ses fonctions nouvelles.
Elle ne servirait pas les vieilles ambitions familiales par piété filiale. Elle n'acclamerait pas sa soeur sous prétexte que le même sang coule dans leur veines.
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Mithra Edorta
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MessageSujet: Re: Dans l'atelier Télaran   Jeu 6 Aoû - 21:35

    C’est avec une attention plus détendue que Mithra écouta ce que Jezabel avait à dire. Bien sur, les chasseresses avaient cet esprit communautaire qui faisait peut-être défaut aux autres familles, mais si Mithra déplorait un certain manque de solidarité dans ce qui aurait dû être son camp, et qui n’était qu’un clan décousu et partagé, elle pouvait néanmoins e satisfaire d’une certaine liberté dans ses choix et dans ses entreprises. Ce qui, à l’entendre, ne serait pas le cas de Jezabel sans que cette dernière ne souffre quelques problèmes…

    Le regard qu’elle portait alors sur elle se teinta de tristesse, touchée par le sentiment de solitude et d’abandon qui avait pris la chasseresse à la gorge. Du moins était-ce ainsi que Mithra voyait les choses. L’espace d’un instant, elle vit en elle un reflet de sa propre personne, plus jeune, moins préparée aux sacrifices, et cela, en dépit de son intelligence et de son sens du calcul, la toucha.
    C’était inapproprié, et sans doute même était-ce une faiblesse, mais cela avait le goût du miel, pour une âme devenue étrangère à l’amitié, esseulée. Elle avait envie de se lever, de poser sur l’épaule de Jezabel une main franche, se voulant réconfortante. Mais elle ne se le permit pas et laissa son regard seul exprimer l’élan d’amitié qu’elle avait étouffé.

    « Vous savez, souffla-t-elle, tout cela avance vite, et dans l’euphorie général, nous sentons tous naître en nous le besoin de nous positionner par rapport aux événements. Et si, pour moi comme pour vous et quelques autres rares personnes, celui-ci est clair et mu par des raisons solides, pour la plupart des Olarils, cela se fera au gré du cœur. » Elle marqua une pause, et caressa de deux doigts les reliefs du bois. « Il est naturel que les vôtres gonflent spontanément les rangs de Lysandre, parce qu’elle est des leurs, et, en effet, les emplit pour l’instant de fierté… Mais elle commet beaucoup d’erreurs… Beaucoup trop, même. Et les Hirune sont fiers. Je n’ai pas pour habitude de sous-estimer l’intelligence de ceux qui se placent en travers de mon chemin, et je ne doute pas que viendra le jour où ils auront peur de voir leur clan à jamais entaché par les erreurs de votre sœur. Canalisez votre colère et votre ressentiment, faites appel à votre sagesse et vous ne serez plus qu’une sœur aimante pour eux, oeuvrant pour le bien de son clan, ainsi que pour son maintien. » Elle sourit, l’air posé « … Cela prendra du temps, je ne vous le cache pas, mais le jeu en vaut la chandelle. Je reste persuadée que vos proches ne sauraient oublier la valeur d’une sœur dont le seul crime fut de dénoncer les folies d’un chef »

    Par ces mots, elle espérait rassurait Jezabel, mais elle distillait également un peu de ses calculs et de ses conseils. Elle était coutumière de cela, et savait que trop d’émotions ainsi qu’une certaine répugnance à se mettre à dos les proches d’hier pouvaient nuire à une telle entreprise. Son maître mot était patience ; elle voyait loin, et savait quelles cartes apposer aujourd’hui pour leur assurer un futur plus souriant.
    Cela dit, il subsistait en elle un certain désarroi, car si les proches de Lysandre étaient prêts à la suivre dans ses folies, certains des proches de Mithra avaient fait de même… et cette idée lui restait, en dépit de ses sagesses et de son sang-froid, en travers de la gorge. Sa propre chair lui avait préféré une meurtrière. Quelle leçon la mère, pourtant attentive, toute entière offerte à ses enfants tant aimés, devait-elle tirée d’un tel constat ?
    Un air pensif, vaguement douloureux, traversa son visage.
    « En fin de compte, soupira-t-elle, nous sommes fort semblables. Car les miens ne sont pas non plus nombreux à se masser dans mon sillage. La mort même de Cyclaë ne parvint pas à la fédérer. La mort de la sœur de Laclaos ne fit pas des siens un bloc uni et puissant… Ils demeurent terrés dans leur coin, préparant leurs petites guerres personnelles, capables de cracher sur les initiatives d’autrui, incapables de se ranger derrière un seul visage pour nous donner une chance… » Le teint pâle, elle regarda ailleurs et déglutit « La plupart de mes propres enfants m’ont tourné le dos… »

    Elle chassa de ses traits la rancœur et le désarroi non sans difficulté, puis reconstruit sur son visage un sourire hésitant.
    « Finalement, je ne pourrais compter que sur des personnes telles que vous. Des amitiés forgées dans le labeur et les difficultés. »
    C'était là se découvrir quelque peu, mais l'heure et leur solitude l'y avaient menée. Son regard se posa dehors. Au fil de leur conversation, le ciel avait commencé à s'éclaircir, encore très sombre pourtant. Si l'Aube n'était pas là, la nuit, elle, commençait à faiblir quelque peu. Elles n'avaient pourtant pas passé tant de temps que cela à discuter...

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Jezabel Hirune
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MessageSujet: Re: Dans l'atelier Télaran   Jeu 20 Aoû - 19:34

Certaines paroles coulaient sur elle sans en entacher le sillage, et d'autres, comme celles de Mithra, venaient y modeler leur trace pour cimenter et consolider sa route. Se confier, quelque évasives que furent ses paroles, lui procura un sentiment de sécurité. Et d'écoute. Exactement ce dont elle avait eu besoin durant tant d'années. Ebanelle était son guide spirituel, bien sur, mais seule Mithra, jusqu'à là, avait pu saisir le sens exact de ses propos. Sa vieille folle de tante était rongée par sa haine et sa folie, quels conseils aurait-elle pu lui donner de toute manière ?
Dans ses paroles, son interlocutrice plaça des mots qui confirmèrent sa détermination à Jezabel. « Se placer sur son chemin » comme elle le dit si bien, appuyait tout ce qui venait d'être dit précédemment, et que Mithra était à présent réellement engagée dans cette lutte. Non pas que la chasseresse en aurait douté, mais il était bon pour elle de l'entendre.
La jeune femme, qui s'était un peu avachie, se redressa, reprenant du poil de la bête. Cette mélancolie passagère se dissipa, grâce à Mithra. Elle avait cette étrange sensation d'avoir trouvé une amie...quelqu'un de confiance tout du moins. Quelqu'un à qui mentir ne serait pas nécessaire, et qui n'était ni folle, ni une enfant, ni une chasseresse. Pourtant, rien, en d'ordinaires circonstances, n'aurait jamais amené les deux femmes à se croiser, et encore moins à se parler avec honnêteté. Mais voilà, la situation actuelle n'était pas ordinaire, et c'était dans les moments d'adversité que l'on pouvait trouver une personne à l'oreille attentive. Quelqu'un avec qui partager une lutte, quelqu'un qui comprenait, et qui s'engageait.
Elle se rendit compte que les Edorta et les Hirune étaient dans la même position : Confrontés à des traîtrises de leur propre sang, et à la déception de voir les être aimés emprunter des chemins opposés, s'éloignant les uns des autres. Mithra était l'exact de reflet de ce que devait certainement ressentir la mère de Jezabel, et même Sorastrata. En un sens, la jeune chasseresse aurait tout aussi pu être la fille de Mithra.
Elle ne sut que répondre à la veuve, car elle agissait exactement comme sa progéniture : Elle prenait des positions différentes, s'éloignant de la tradition familiale et des liens que cette dernière élaborait.

« C'est inévitable » murmura t-elle. « Certains partent, d'autres restent Vous ne pourrez rallier à vous la totalité des vôtres, tout comme ma famille ne pourra pas me faire changer d'avis en ce qui concerne Lysandre et ses actes. »

C'était triste, mais c'était la réalité. Les liens de sang ne pressuraient pas sur les ambitions et les opinions. A savoir si ce fait était bénéfique ou mauvais, tout dépendait à chacun de le juger, et les avis divergeaient.
Lorsque Mithra employa le mot « amitié », Jezabel fut remplie d'une douce joie, ressentant la même chose envers son aînée. Elle esquissa un sourire honnête.

« Appelons-nous amies dans ce cas » déclara t-elle en tendant une main en avant pour que Mithra l'attrape, scellant à la fois leur accord, mais aussi le début d'une amitié.

L'entretien touchait cette fois-ci bien à sa fin. Elle pouvait lire sur le visage du Mithra un début de fatigue. Elle-même se sentait fatiguée. Elle voulait retrouver son lit, et plonger dans un sommeil réparateur. Ces insomnies finiraient par la tuer.
Elle se leva et attrapa son manteau qu'elle enfila sans pour autant se hâter.

« Je vous donnerai de mes nouvelles très bientôt. »

Elle inclina respectueusement la tête pour saluer la veuve.

« Au revoir Mithra »

Puis elle quitta l'atelier pour regagner le foyer des chasseresses.
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Mithra Edorta
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MessageSujet: Re: Dans l'atelier Télaran   Ven 21 Aoû - 19:58

    Ainsi prenait fin leur conversation. Mithra laissa un soupir lui échapper ; la chasseresse avait raison. Il serait vain de lutter pour rallier à elle des enfants convaincus, elle trouvait d'ailleurs cocasse de se l'entendre dire par celle qui, aux yeux des mères Hirunes, se plaçait dans la peau de l'enfant traître. Mais elle, à la différence des siens, avait des raisons que Mithra savait, ou pouvait entendre... Ce qu'elle comprenait moins, c'était ce qu'elle avait bien pu faire pour que sa descendance ne réalise point que si la veuve se battait avec tant de virulence, ce n'était ni pour sa gloire personnelle ou par esprit vil et revanchard, mais pour leur donner une chance de saisir la chance qui leur a été volée... Cela n'aurait-il pas du, en principe, les fédérer ? Au lieu de cela, ils divaguaient dans leur coin, insensibles à leur mère, et insensibles entre eux... Des électrons libres, ne réalisant pas quel pouvoir ils étaient capables de produire, ensemble... Le pire était sans doute pour elle de voir Xan si passif, lui qui pourtant s'était montré virulent à l'annonce de la nomination de Lysandre... Que lui était-il arrivé, pour qu'il ait cet air si calme, et si détaché ? Mithra n'y croyait pas, mais elle ignorait si l'idée de voir son fils comploter dans le dos de Lysandre, mais également dans le sien, était pire ou non que de le voir détaché et insensible...
    Tout cela était des plus déroutants.

    Elle fronça les sourcils. Non et puis, Jezabel était certes une fille dissidente pour les siens, mais de plus en plus Mithra percevait quelque chose... Chez elle, elle avait comme l'impression que la dissidente, c'était elle. Cela signifiait-il qu'elle devait courir seule ? Elle était intelligente, mais trop posée pour cela. Si ses épaules étaient solides, c'était grâce à son image. En perdant la dignité que lui offrait l'altruisme de sa démarche, elle perdait tout.

    Mais l'heure tardive avait laissé place au jour encore lointain, et la veuve, comme la chasseresse, faisaient montre de fatigue. Aussi Jezabel prit-elle congé en saluant Mithra. Celle-ci lui répondit d'un sourire et d'un hochement de tête. La jeune femme lui assurait que bientôt elle aurait de ses nouvelles, et cela ne pouvait que réjouir la veuve. Elle regarda la chasseresse s'en aller vers un repos bien mérité, puis elle-même fut gagnée par le sommeil. Une fois la silhouette de Jezabel disparue, elle se leva et rangea la table de travail ainsi que l'hydromel. Elle hésita alors. Le lieu était désert, son frère résolument absent - d'ailleurs, elle songea qu'il lui faudrait bientôt prendre de ses nouvelles - et la perspective d'une couche vide n'était guère alléchante. Ici, au moins, elle avait la paix... Non seulement il ne se trouvait personne pour la déranger, mais son cœur également savait trouver le repos. Peut-être cela augurait-il quelques heures de sommeil, espérée depuis si longtemps ? Dans l'atelier paternel, même la fièvre lui paraissait bénigne, alors même qu'en dehors elle se sentait oppressée et moite.
    Elle décida donc de rester ici deux heures ou trois. Elle dénicha dans le fouillis qui régnait au fond de l'atelier un fauteuil somme toute confortable. Après avoir vérifié d'un coup d'oeil qu'il ne restait nulle trace de son passage, et que de la rue on ne la verrait pas, elle choisit de se pelotonner dans le tissus rêche,e t se recouvrit de la cape... Après tout, personne ne s'inquièterait de son absence... et elle était si bien ici.

    Il ne lui fallut pas plus de cinq minutes pour se laisser glisser dans un sommeil sans rêves, réparateur... Et ce jusqu'à ce que, quelques heures plus tard, des rayons de soleil curieux ne viennent l'en tirer.


    Sujet clos -

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