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| | | Sous les décombres, une vie suspendue... | |
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Alia Edorta Famille Edorta


Nombre de messages: 112 Age: 19 Date d'inscription: 16/02/2009
.:: Le Carnet ::. Âge du Personnage: 27 ans Profession: Prêtresse d'Aimar
 | Sujet: Sous les décombres, une vie suspendue... Mar 6 Oct - 17:13 | |
| Cela fait plusieurs jours que la jeune prêtresse d'Aimar n'a plus le sommeil tranquille. Elle fait partie de ceux qui n'ont pas alimenté les rumeurs pour ne pas affoler toute la population olarile, mais elle y croit fermement. Elle est persuadée que Sineàd Astar n'a pas menti. Même si elle ne connaît pas personnellement la jeune fille qui a récemment tenté un passage à l'Age Adulte, Alia reste persuadée qu'elle n'avait absolument aucun intérêt à fabuler, comme le disent les mauvaises langues. Et puis, c'est absolument ridicule de fabuler sur un thème aussi grave. Alors oui, Alia la croit. À cela s'ajoutent les affirmations dont on lui dit qu'elles viennent de Fermir Khelan et Mithridate Télaran. Deux personnes qu'elle ne connaît pas non plus mais qui ont le respect de son mentor, le Grand-Prêtre d'Aimar. Cela lui suffit amplement pour donner crédit à leurs paroles. À tout cela, la jeune femme ajoute ses propres conclusions. L'aveugle ressent parfaitement ce changement ambiant dont parle Sineàd. Les oiseaux ne chantent plus de la même manière et les douces mélodies de certaines races ne résonnent plus à ses oreilles, le matin. Au début, elle a cru que c'était simplement une journée un peu plus maussade, mais suite à une absence répétée, Alia a bien dû constater que certains de ses rossignols ont soit été décimés dans leur totalité par les Chasseresses, soit pris la fuite. Connaissant les Hirune pour leur respect de la nature, Alia est persuadée qu'il s'agit plutôt d'une fuite délibérée. Et ce n'est pas l'unique exemple dont la prêtresse se sert pour appuyer devant son mentor, le Grand-Prêtre, les sombres paroles des autres. Il y a une quantité de signes dans la nature qui hurlent à l'anomalie. Il suffit d'avoir le temps... et d'écouter. Or, ce temps, Alia en dispose largement. Quant à ses capacités d'écoute, elles ne sont pas à remettre en question. Elle doit bien être la seule de tout Arestim à pouvoir reconnaître quelqu'un à son pas ou sa respiration. Sans semer en elle une terreur sans nom, tous ces présages l'ont considérablement affaiblie psychologiquement, et rendue plus nerveuse. Elle qui s'était promis de retourner à la rencontre de Liiken Aryassat, elle ne sort plus que très peu du temple d'Aimar. Elle passe le plus clair de son temps entre les prières à Aimar et les longues discussions avec le Grand-Prêtre. Elle voudrait qu'il ait encore des histoires en réserve, des histoires qu'elle ne connaît pas... alors, elle pourrait s'asseoir à ses pieds et l'écouter pendant des heures. Seulement, ce n'est plus le cas. Elle connaît aussi bien que son mentor les légendes et les mythes Olarils, ainsi que l'histoire d'Arestim. Petit à petit, l'élève s'est approprié le savoir du maître, sans même s'en rendre compte. L'unique plaisir qui leur reste réside dans la parole. Et cette parole est sacrée. Dernier vestige de l'humanité du vieillard tout autant que de l'aveugle, elle est leur moyen de communication privilégié. Et tous deux se demandent ce qui va arriver. Aucune vision n'a éclairé le Grand-Prêtre, ni Alia, ni aucun de leurs collègues prêtres. Son mentor a vérifié auprès des autres Grands-Prêtres. Les dieux restent silencieux. Mais quelque chose va-t-il vraiment survenir, ou non ? Ne pas le savoir plonge la prêtresse dans l'angoisse. C'est lors d'une de ses sempiternelles discussions avec le vieil homme qu'Alia frôle pour la première fois la panique totale. Soudainement, tout son monde se tait. Son univers entier bascule. Le silence envahit ses sens, la privant de l'habituel sont des animaux, du vent passant dans le village et autres petites myriades d'éléments habituellement à leur place. Ne restent que les bruits de l'activité humaine. Le timbre de la voix de son mentor. Le frôlement des tuniques des apprentis qui passent dans le temple. La voix des femmes qui lavent le linge des prêtres. Alia commence à tremble et se relève, en proie à un sentiment qu'elle ne connaît pas. - Il se passe quelque chose ! Le Grand-Prêtre jette un coup d'œil par la fenêtre : tout semble normal. Seul le chien abandonné à la grâce d'Aimar par une nuit d'hiver semble donner raison à la prêtresse. Il est cloué au sol, tentant apparemment d'échapper à une quelconque menace venue du ciel. Il se terre de toutes ses forces contre le dallage en gémissant plaintivement. Avec cette tranquillité propre aux vieilles personnes, le Grand-Prêtre comprend alors que, quel que soit l'événement que les dieux leur ont destiné, il a commencé... - Tu as raison. Devines-tu ce qu'il se passe ?Au bord de l'hystérie, Alia tente de maîtriser les membres de son corps, qui tremblent comme une feuille résistant aux assauts du vent. La chose lui est impossible ; elle ne parvient plus à réfléchir correctement. Ni rationnellement. Une immense peur s'est emparée d'elle, la privant de ses facultés de réflexion. C'est la première fois qu'elle vit pareil bouleversement naturel, et elle n'y comprend rien. Se rendant à peine compte de ce qu'elle s'écrie, la prêtresse demande le retour des sons cadencés qui rythment habituellement son quotidien : - Peu importe ! Il faut qu'ils reviennent ! Qu'ils emplissent à nouveau l'air de leurs bruits !Ses propos semblent à la limite de la cohérence, pourtant le Grand-Prêtre ne s'y trompe pas et devine ce qui cause tant de terreur à son ancienne apprentie. Délicatement, tendrement, comme un père peut l'être pour sa fille, il se saisit de la main d'Alia. - Il ne nous reste plus qu'à attendre, Alia. Comme nous ne savons pas, nous ne pouvons deviner la manière la plus adéquate pour nous préparer. Le monde retrouvera sa forme première, n'en doute pas. Comme rassurée par son contact, l'aveugle cesse de s'exciter mais éclate en sanglots violents. Incapable de se contrôler, Alia se roule en boule et ne bouge plus, sans lâcher la main de son mentor. Ce n'est que deux heures plus tard que les éléments se déchaînent sur Arestim. Alia s'est quelque peu calmée quand elle perçoit le premier grondement, tellement lointain qu'elle doute même l'avoir entendu. Puis, petit à petit, le son se rapproche, et elle ne peut que murmurer : - Ça arrive...Elle est morte de peur. Elle ne comprend pas pourquoi son mentor parvient à rester si placide. Elle a envie de hurler à la mort, pour ramener l'animation disparue dans ses oreilles. Mais elle ne pleure plus. Quand la structure même du temple commence à se déplacer, Alia serre encore plus fort la main du Grand-Prêtre. Elle pense à Gwyddion. Que fait-il ? Sait-il ce qui va arriver ? Tout le monde a commencé à courir partout. Et après le silence, c'est la saturation. Des hurlements lui parviennent depuis tout le village. Une odeur de charbon les prend à la gorge. Le grondement ne cesse pas, emplissant l'air lourd de plus en plus fort. Et voilà que la terre tremble. Aimar ! Qu'avaient-ils fait ? D'une voix ferme, le Grand-Prêtre intime un ordre : - Lève-toi, Alia. Il faut sortir, maintenant. Il presse la main de l'aveugle, qui le suit sans discuter. Du pas le plus rapide permis par le vieillard, les deux prêtres d'Aimar sortent de l'endroit où ils se trouvent. Seulement, le complexe religieux était bien trop énorme pour qu'ils en sortent rapidement. Il n'y a plus personne dans l'enceinte de temple. Les gens sont tous sortis en courant, abandonnant derrière eux les faibles et les Anciens. Alia a une conscience aigüe de ce qui arrive, car elle perçoit à leur paroxysme les secousses telluriques. En revanche, elle n'a absolument pas réalisé que d'immenses failles s'ouvrent à quelques endroits. Elle suit le Grand-Prêtre... Elle tient sa main lorsqu'une secousse plus violente que les autres les jette à terre. Elle tient toujours sa main lorsque la moitié du temple d'Aimar leur tombe dessus. Le marbre blanc, les gravats, les poutres,... Alia hurle comme elle n'a jamais hurlé, mêlant aux autres cris les siens. Pour la première fois depuis qu'elle est née, elle pense sincèrement qu'elle va mourir. Aimar, non ! Il y a tant de choses qu'elle n'a pas encore faites... En plus des regrets, la jeune prêtresse ressent la douleur. Elle devine qu'elle est sous des décombres, mais c'est à peu près tout. Elle ignore le nombre de gravats qu'elle a au-dessus d'elle. Elle ne ressent pas la totalité de son corps. Elle a seulement mal. Une affreuse et immense douleur, telle qu'elle n'en a jamais ressentie. Sa respiration est difficile, mêlée à une odeur de brûlé. Elle a peur de s'étouffer. Pourtant, malgré tout, elle n'a pas lâché la main de son mentor, comme si c'était l'unique fil qui la rattachait à la vie. Elle attend que la terre cesse de trembler, que tout se calme, trouvant la force de tout confier à Aimar. Il est son dernier soutien. Et si elle était en train de mourir ? Suffocant, elle espère de toutes ses maigres forces que non. Elle ne lâche pas la main du Grand-Prêtre. Elle ne peut pas voir, la malheureuse enfant, que son mentor a déjà rendu l'âme, tué par l'effondrement, et est persuadée d'entendre sa voix dans les minutes à venir. Elle l'appelle, puis finit par croire qu'il est seulement assommé. Puis, elle se rend compte qu'ils ne s'en sortiront jamais seuls. Alors elle crie. Elle se répète, manquant de s'étouffer entre deux appels. Elle crie pour survivre. Parce qu'elle veut vivre. Et parce qu'elle a une vie à remplir. - Au secours !Tous les Olarils ne peuvent ainsi abandonner les leurs. Quelqu'un viendra. Il le faut... |
|  | | Liiken Aryassat Famille Pélégon


Nombre de messages: 394 Age: 21 Date d'inscription: 15/03/2009
.:: Le Carnet ::. Âge du Personnage: 29 ans Profession: Marqueteuse
 | Sujet: Re: Sous les décombres, une vie suspendue... Mar 6 Oct - 23:29 | |
| L'occasion est trop belle et Liiken ne peut y résister. Malgré les troublantes rumeurs qui courent en ce moment en Arestim, elle ne trouverait pas de sitôt une occasion pareille, aussi, elle range rapidement ses affaires avant de se mettre en route. Elle a devant elle deux heures, son mari et ses enfants étant partis se promener afin de lui laisser un peu de calme, elle a afin le temps pour aller voir Alia, à qui elle n'a pas reparlé depuis leur dernière conversation dans le Verger aux Violettes. Alors qu'elle marche d'un pas vif vers le temple, elle ressent une étrange sensation, comme un oppression au niveau de la poitrine. Elle lève alors les yeux vers le ciel, et remarque cet immense nuage noir dont Erwan lui a déjà parlé un peu plus tôt dans la journée. Il est étrange de remarquer qu'il est toujours là et ne semble pas vouloir se dissoudre dans le vent. Liiken presse alors le pas, songeant que ce nuage ne ressemble en rien à ceux qui déversent habituelle leur pluie sur le village, même si les grondements qu'on entend au loin peuvent faire songer au tonnerre d'un gigantesque orage. La jeune femme n'est plus très loin de son but lorsqu'un bruit lui fracasse les tympans. Elle n'en n'avait jamais entendu de pareil et ne sait que faire. Mais elle n'a pas le temps de réfléchir plus avant qu'une seconde détonation encore plus terrifiante que la première résonne à travers tout Olaria. Le sol se met soudain à trembler, et Liiken, effrayée et déstabilisée, s'écroule au milieu de la rue. D'autres détonations, en écho aux premières, font à leur tour entendre des bruits terrifiants et une pluie de projectiles s'abat sur le village. Liiken se protège tant bien que mal avec ses bras et court se réfugier sous un porche. La terre tremble à nouveau et des failles s'ouvrent un peu partout, fissurant les bâtiments et la route. Terrifiée, la marqueteuse entend les cris d'autres villageois venant de tous les côtés, étouffés par une fumée âcre qui se répand partout. Des bâtiments commencent à s'écrouler autour d'elle, et rapidement, la fumée devient tellement épaisse qu'elle ne voit plus grand chose. Le petit porche sous lequel elle s'est abritée semble lui aussi sur le point de s'effondrer. Incapable de se relever à la suite des secousses qui font trembler la terre, elle rampe hors de son abris de fortune et se réexpose à la pluie projectiles venant du ciel, blessée, elle continue cependant, sachant que le porche risque de lui tomber dessus à tout moment si elle reste en dessous. En position foetale, au bord de la route entre deux failles qui se sont ouvertes alors qu'elle rampait, Liiken gémit de peur. La terre semble se déchaîner avec une violence telle qu'elle n'en n'a jamais entendu parler, même dans les quelques récits auxquels elle avait prêté attention dans son enfance. Elle a une pensée pour son mari et ses trois enfants qui doivent être terrifiés eux aussi et espère de tout coeur qu'ils ont réussi à trouver un refuge. La fumée l'empêche de respirer correctement malgré son manteau qu'elle a remonté sur son visage, c'est une fumée épaisse, à travers laquelle on ne voit rien et qui brûle la gorge. Peu à peu, les cris s'affaiblissent, de même que les tremblements et les grondements. Liiken sombre alors dans l'inconscience, terrassée par la peur et le manque d'oxygène. Ce sont finalement les cris qui l'éveillent à nouveau, ce sont des cris de détresse tels qu'elle n'en n'a jamais entendu dans sa courte vie, venant de tous les côtés. Se souvenant alors de la raison qui l'a poussée à sortir, elle se rassied. Ses pensées se tournent vers la jeune prêtresse aveugle qui doit être plus terrorisée que n'importe qui, n'ayant plus aucun repère. Prenant son courage à deux mains, elle se relève et regarde autour d'elle. Le paysage est méconnaissable. De nombreux bâtiments se sont effondrés, une poussière stagne dans l'air, empêchant de voir les choses distinctement. L'odeur du souffre et celle plus terrible encore de sang se répandent dans la cité. Les larmes brouillent un peu plus la vue de Liiken, submergée par l'émotion. D'un pas incertain, elle se dirige vers ce qu'elle pense être les restes du temple, la vision du complexe effondré lui fait stopper son pas déjà bien hésitant. « Comment les dieux peuvent être si cruels ? » songe-t-elle. Atterrée par la vision apocalyptique qui s'offre à elle, Liiken se demande comment il pourrait y avoir des survivants dans des éboulements pareils. Elle n'a plus qu'une envie, s'enfuir loin de là, retrouver Erwan et les garçons, ils sont si jeunes encore, ils doivent avoir tellement peur, leur maman doit leur manquer. Cependant, elle continue d'avancer, pour le moment, ne sachant pas du tout où ils se trouvent, elle ne peut rien pour eux. Les larmes ruisselant toujours sur ses joues, elle poursuit son chemin à travers les débris. La peur de perdre les siens étreint son coeur et lui donne l'impression d'étouffer. Au milieu des gravats, elle aperçoit une main crispée, sentant son courage revenir peu à peu, elle se précipite à son côté. Du plus rapidement qu'elle peu, elle déblaie les débris autour du corps d'une personne qui lui est inconnue. Le jeune homme a de multiples blessures, et sur son visage, une douleur et une peur intense sont gravées à jamais, figée par la mort. Liiken tâte le pouls au poignet, mais ne sent rien. Comprenant que pour l'homme, il est déjà trop tard, elle hurle sa douleur vers le ciel. Même si elle ne le connaissait pas, elle ne pourra jamais oublier ce regard de terreur qui l'habite. Elle ferme alors les yeux de la victime et continue ses recherches désespérées. Elle n'ose imaginer qu'Alia est peut-être morte, écrasée par un toit ou une poutre. Un gémissement retentit non loin d'elle et lui regonfle le coeur d'espoir, il y a au moins un survivant dans ce chaos. Alors qu'elle s'approche vers la source du bruit, les gémissements se transforment en cris. Il faut absolument qu'elle porte secours à la femme qui hurle sa douleur. Elle comprend rapidement en arrivant à la source des cris qu'elle aura sans doute besoin d'aide pour dégager la victime. Après tout, elle n'est qu'une femme, et ces poutres doivent peser leur poids. Néanmoins, ne perdant pas son courage, elle commence à dégager ce qu'elle peut. La tâche est moins ardue qu'elle ne lui avait paru de prime abord, même si une grosse poutre lui fait encore l'affront de ne pas bouger d'une millimètre malgré ses nombreuses tentatives pour la déplacer légèrement sur la droite. Voulant rassurer la personne prisonnière, elle prend la parole. -Vous m'entendez? Est-ce que quelqu'un m'entend?Un gémissement lui répondit, et elle se sentit rassurée, au moins, la personne était toujours vivante. -Je suis là pour vous aider, malheureusement, pour le moment, une grosse poutre m'empêche de dégager les gravats au dessus de vous. J'espère que de l'aide va arriver. Est-ce que de là où vous êtes, vous savez bouger? Vous savez m'aider par un moyen quelconque à vous sortir de là? Y a-t-il quelqu'un d'autre avec vous là-dessous?Parler lui fait du bien, même si elle ne laisse comme d'habitude pas le temps à son interlocuteur de répondre. Elle sent un regain d'énergie en elle et se remet debout brutalement pour voir si quelqu'un arrive. Malheureusement, son mouvement brusque lui brouille la vision. Elle se rend compte alors qu'elle est plus blessée que ce qu'elle n'avait imaginé, une blessure à l'arrière du crâne semble toujours saigner. La fumée lui irrite toujours la gorge et pour s'en protéger, elle remet la manche de son manteau devant son nez et sa bouche. Mais pour le moment, ce n'est pas ce qui compte pour elle, il y a quelqu'un en dessous des décombres qui a bien plus qu'elle besoin d'une aide extérieure. Pour se donner du courage, elle reprend la parole. -Je ne vois personne à l'horizon pour le moment, mais la fumée empêche de voir loin. Je suis sûre que quelqu'un va arriver, ne vous inquiétez pas! Je vais continuer à déblayer ce que je peux. Pouvez-vous me parlez pour que je repère mieux votre position? Dites n'importe quoi, tout ce qui vous passe par l'esprit, mais ne vous arrêtez surtout pas. Ne sombrez surtout pas dans l'inconscience!Munie d'une vigueur nouvelle lorsqu'elle pense reconnaître la voix qui lui parle, elle continue sa pénible tâche. Alia allait s'en sortir, il ne pouvait en être autrement. |
|  | | Gwyddion Hirune Famille Hirune


Nombre de messages: 181 Age: 23 Date d'inscription: 25/02/2008
.:: Le Carnet ::. Âge du Personnage: 19 ans Profession: chasseur, garde du corps de Lysandre
 | Sujet: Re: Sous les décombres, une vie suspendue... Mer 7 Oct - 22:38 | |
| Ces derniers temps plus rien n'allait. Suite aux Jeux et au coup de la créature de l'Umber, Gwyddion ne savait plus vraiment quoi penser. Il a eu fait partie de la troupe qui a reconduit l'Ilumber jusque dans la forêt, et à peine relâchée la créature disparut pour s'évanouir comme si elle n'avait jamais été là, même lui qui la suivait des yeux eu l'impression qu'elle avait subitement disparu. Aucun chasseur à sa connaissance ne pouvait rivaliser contre la puissance de l'être des bois, le groupe qui l'a capturé a du recourir à des procédés peu honorables, il en était persuadé. Puis ensuite il y eut le clivage du village en deux camps, les pour et les contres. Et ça Gwyddion ne savait comment gérer tout ça, d'un côté il se devait d'être contre comme ce qu'il avait vu récemment de Lysandre lui était tout sauf compréhensible et pardonnable, mais d'un autre côté il était toujours fidèle à sa famille. Lui il qui avait toujours été un garçon simple ne savait plus où se mettre dans cette situation, et cet état lui était devenu tellement insupportable qu'il fit une chose qu'il n'aimait pas faire mais qui dans cette situation lui semblait indiqué, il fuit. Une nuit, ne pouvant plus dormir il s'habilla, prit vêtement, matériel, armement et protections, puis s'en alla sans s'arrêter. Sauf à deux endroits, l'un était juste avant de quitter la Demeure des Chasseresses où il dit simplement à Luminara qu'il s'en allait et qu'il était inutile de le retenir, sans en rajouter d'avantage; l'autre était juste avant de quitter le Village dans une des cellules du Mausolée où dormait une jeune femme où il resta un certain temps à la regarder par la fenêtre qu'il avait ouverte, s'éclipsant juste au moment où cette dernière se réveillait à cause du courant d'air (ou si ça se trouvait son odeur) mais il en était certain, elle savait qu'il était passé. Puis après ça il mit le cap vers l'Umber. Il n'en ressortit plus, pour la plupart des membres de sa famille ce devait être une de ses régulières disparitions comme il ne vit jamais de groupe de chasseurs semblant le chercher lui spécifiquement. Il continuait de se tenir au courant en espionnant les conversations des chasseurs, bucherons et autres passants ou promeneurs, ainsi il apprit qu'il y eut une arrestation, terme pour ainsi dire inusité dans le commun Olaril. En effet, il paraissait que Vesper Astar, chef des anti Lysandre, s'est vu mettre aux fers accusé du meurtre du guérisseur, évènement qui avait lancé selon certains le début de cet âge sombre. Puis l'autre évènement fut l'enterrement en grande pompe de Cyclaë Edorta, l'éleveuse de chevaux "accidentellement" tuée par Lysandre. Et lui pendant ce temps là? Et bien il a retrouvé sa "Mère", non pas qu'il l'a rejointe dans le pays des morts, mais la troisième nuit après son arrivée dans la forêt, durant une nuit glaciale et claire d'hiver, sous l'oeil immense de la pleine lune alors qu'il pensait ne pas pouvoir passer la nuit à cause de la température, plusieurs formes apparurent non loin de lui. Une meute de loup, très nombreuse , et de cette meute se détacha un animal que Gwyddion reconnu tout de suite, on lui avait dit que cet animal était déjà présent lors de sa naissance, et plusieurs fois au cours de ses presque vingt années de vie il l'avait vu, une grande louve grise. Que ce soit celle du jour de sa naissance ou sa descendance, c'était grâce à elle qu'il avait le second surnom de l'Enfant Loup. Et par quelle magie la meute l'accepta, Hésione seule le sait, mais toujours est-il que depuis ce temps là il trainait la plus grande partie de ses jours en compagnie de la meute. Et les jours passèrent, jusqu'à aujourd'hui. Il y eut un étrange bruit et une première secousse, assez faible, les habitants du village ne l'avaient peut être pas perçue, mais dans la forêt tout les habitants se figèrent un instant regardant vers la Gérax, d'où quelques heures après viendrait le drame. Le ciel s'assombrit très rapidement, des explosions se succédèrent de plus en plus rapidement et très vite l'air prit une odeur forte, très forte, qui gênait tous les membres de la meute et même lui. Et puis comme ci tout ceci n'était qu'un préambule, tout commença. Une explosion qui du rendre tout le monde sourd durant un instant se fit entendre puis d'autres moins puissantes mais tout aussi inquiétantes et juste après des roches et de la terre tombèrent, brulantes. Il était à l'orée de la forêt avec la grande louve et une partie de la meute quand il vit s'abattre cette pluie minérale ardente sur le village. Et les secousses, peut être la plus terrible manifestation quand il s'aperçut que la terre se fendait sous la violence de l'agitation. Il regardait le village qui venait de s'embraser, ne sachant comment réagir, alors que la scène qu'il contemplait se recouvrait d'une fine couche de cendre, neige grise de mauvaise augure. C'est le bruit d'un arbre qui s'effondrait entrainant d'autres végétaux avec lui qui le fit réagir, un personne venait de s'imprimer dans son esprit. Et il se mit à courir en direction du village suivi par la louve grise et d'autres individus parmi les plus puissants de la meute, si il n'arrivait pas à temps il s'en voudrait pour le reste de sa vie. A qui il pensait, allons c'était évident. Elle n'avait pour se déplacer et interagir avec l'extérieur que son ouïe, son odorat et son toucher, et quand les bruits de catastrophe de cris et d'effondrement emplissent l'environnement, qu'une odeur violente vous empêche d'inhaler correctement, et qu'une poudre chaude recouvre toutes les surfaces, et qu'on a plus la vue, seul sens encore un peu efficace dans cette situation, les chances de survies tombent bien bas. Et il s'était rendu compte que si il ne devait sauver qu'une personne ça serait elle, il fallait qu'Alia s'en sorte, et il ferait tout pour ça. Il arriva au village en un temps qui lui parut ridiculement court, à croire qu'il s'était amélioré, ou alors que le stress lui donnait des ailes. Suivit de ses loups il traversa le village en panique, les gens s'écartaient d'eux comme croyant voir un nouveau présage de mauvaise augure en voyant des loups entrer le village en courant avec à leur tête une silhouette humanoïde couverte de fourrure. Sans ralentir il se dirigea vers le Mausolée et marqua un temps d'arrêt quand il vit le bâtiment terminer de s'effondrer. La stupeur le cloua sur place quelques instants, puis poussé par un de ses frères de meute il couvrit les derniers mètres qui le séparait des nouvelles ruines. Pourvu qu'elle ne soit pas morte, pourvu qu'elle ne soit pas ensevelie, pouvu que... - Au secours !Cette voix, c'était la sienne, elle était encore vivante, mais elle lui parvenait par dessous les décombres, elle était en dessous. Il fallait agir, et vite. Au vu du bruit elle n'était pas si proche de lui que ça, et attaquant par un autre côté des ruines il aurait moins à creuser. Le temps de faire le tour une silhouette avait déjà commencé à déblayer les décombres, mais la pauvre femme, blessée qui plus est n'arriverait pas à grand chose toute seule. Il arriva à son niveau et l'interpella. -Vous allez vous tuer si vous continuer dans votre état, laissez nous faire.L'image devait être surréaliste, sur un fond de village en cours de destruction se tenait devant la femme, à la tête de près d'une dizaine de puissants loups, une silhouette humanoïde grande et bien bâtie portant une fourrure de la même teinte que celle des animaux qui l'accompagnait. Puis se débarrassant du manteau, il commença le déblaiement aidé de ses frères et soeurs de meute. Puis criant à plein poumon pour être certain qu'elle l'entende. -Alia! Je t'interdis de mourir là dessous.Il ne réalisa pas à quel point ce qu'il venait de crier pouvait paraître étrange, du moment qu'il pouvait être certain qu'elle savait qu'il était là peu lui importait. |
|  | | Alia Edorta Famille Edorta


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.:: Le Carnet ::. Âge du Personnage: 27 ans Profession: Prêtresse d'Aimar
 | Sujet: Re: Sous les décombres, une vie suspendue... Dim 11 Oct - 14:40 | |
| Les cris d'Alia ne se sont pas perdus. La prêtresse le sait dès qu'elle entend la voix de Liiken Aryassat. Une immense vague de soulagement l'envahit, unique onde bienfaisante dans son corps supplicié. Elle est absolument certaine qu'elle ne se trompe pas. Si cette voix par-delà les décombres est le seul raccord tangible d'Alia avec le monde extérieur, elle n'en reste pas moins étouffée par les cris des autres Olarils. Alors, elle cesse ses appels, avant de se rendre compte que sa voix s'est sans doute cassée et que parler est devenu un effort considérable et douloureux. Quand la voix catastrophée de Liiken lui explique la situation, Alia devine que sa plus grande difficulté sera de répondre à sa nouvelle amie. Elle a tellement mal ! En fait, elle voudrait se laisser aller. Ses yeux sont inondés de larmes et elle est incapable de bouger pour essuyer son visage. Le poids qui pèse sur elle est de toute façon bien trop lourd pour ses faibles forces. Tout son corps est souffrance. Jusqu'à son esprit s'est trop engourdi pour penser à une manière de se sortir de là. Devinant que sa seule issue est de répondre aux questions de Liiken, Alia parle le plus fort possible, incapable de réitérer l'exploit vocal qui lui a pourtant permis d'attirer l'attention. - Je... je ne peux pas bouger. Je suis... avec le Grand-Prêtre d'Aimar... mais je pense... qu'il est inconscient. Parler lui est extrêmement pénible. Sa jambe gauche la torture à petit feu. Et elle prie pour que son mentor reprenne conscience dans les prochaines minutes. Ils peuvent s'en sortir, de l'aide va leur parvenir. L'amour d'Aimar pour ses prêtres leur permettra de survivre. Ne leur a-t-il pas envoyé de l'aide, alors qu'ils étaient invisibles sous les décombres ? Quand Liiken parle de rester éveillée, Alia retient un rire amer. Tant bien même qu'elle le voudrait, elle serait incapable d'oublier la lancinante douleur qui se diffuse dans tous ses membres. Elle ne peut se focaliser sur autre chose, la sensation est bien trop forte. Liiken veut qu'elle lui parle ? La tâche décourage tant Alia qu'elle manque de remettre. Réprimant le cœur qu'elle a au bord des lèvres, Alia serre avec force la main de son mentor avant de répondre : - Nous avons essayé... de sortir... Mais nous n'avons... pas été assez vite... Je pense que nous... ne sommes que... deux... Alia commence à avoir des difficultés de respiration bien plus sérieuses que de simples étouffements. Le simple fait de respirer lui arrache les poumons. Sentant la panique l'envahir à nouveau, elle chuchote presque : - J'étouffe. Alors qu'elle tente d'oublier ses plaies et l'enfer qu'elles lui font subir, Alia entend soudainement une voix inespérée, à laquelle elle ne s'attend plus. Les mots se détachent distinctement dans son esprit. L'espoir jaillit, source folle dans un cœur meurtri, lui permettant un bref instant d'oublier qu'elle ne peut plus respirer que par à-coups, et de s'écrier : - Gwyddion !Si le jeune Hirune est là, elle ne peut que s'en sortir. Le simple fait de savoir que son ami est là, qu'il s'occupe de la tirer des décombres, revigore Alia. L'énergie lui revient. Il lui a dit de ne pas mourir, alors ça n'arrivera pas. Emplie d'une détermination nouvelle, elle parvient même à calmer sa respiration et à ne pas s'alarmer du fait qu'elle ne peut totalement emplir ses poumons d'air. Adoptant un rythme respiratoire plus tranquille et s'efforçant de rester calme, Alia se concentre, prête à faire tout ce que lui ordonnera Gwyddion. Une confiance sans borne l'habite. Elle a enfin un repère tangible auquel se raccrocher. Elle chuchote à l'intention de son mentor : - C'est un ami... nous allons sortir... tenez bon...Elle-même tente de mettre son conseil en pratique. La douleur n'a pas disparu, bien au contraire. Mais le fait de savoir que Gwyddion est revenu de la traque sans fin pour laquelle il semblait être parti lui procure une telle joie qu'elle se promet de tenir. La prêtresse ne peut s'empêcher de se demander si l'odeur de loup qu'elle perçoit jusque sous les décombres n'est qu'un effet de son imagination. Elle connaît comme tous le surnom de Gwyddion, l'Enfant-Loup... Faut-il qu'elle soit traumatisée pour que son esprit se rassure au moyen du souvenir d'une odeur ! La distraction n'a cependant duré qu'une demi-seconde. Et à nouveau, les vagues de douleur assaillent Alia. Mais, petit à petit, la terreur la quitte, pour revenir à un sentiment plus rationnel. Elle ne perçoit pas la compagnie de Gwyddion comme d'habitude, mais l'assurance de sa présence lui suffit amplement. Elle ne bouge pas, économisant ses forces, et attend patiemment. Lui et Liiken finiront par la retrouver... |
|  | | Liiken Aryassat Famille Pélégon


Nombre de messages: 394 Age: 21 Date d'inscription: 15/03/2009
.:: Le Carnet ::. Âge du Personnage: 29 ans Profession: Marqueteuse
 | Sujet: Re: Sous les décombres, une vie suspendue... Lun 12 Oct - 17:01 | |
| Ça y est, Alia répond, c'est bon signe, elle est toujours consciente. Le coeur de Liiken se serre quand elle entend la voix si faible de la jeune prêtresse. Elle a du mal à percevoir ce qu'elle lui dit, mais comprend plus ou moins que quelqu'un d'autre se trouve également sous les décombres. Pourvu qu'ils s'en sortent, pense Liiken, affligée par tant de dégâts. Une chose est sûre maintenant, plus rien ne sera jamais pareil dans le village. Du plus profond d'elle-même, elle espère que cette catastrophe ramènera un peu de calme dans le village, elle souhaite que les intrigues et problèmes politiques cessent. Épuisée par ses efforts, une douleur lancinante au crâne, elle s'arrête un peu pour respirer. Elle écoute alors les efforts d'Alia pour continuer de parler, les cris se sont atténués maintenant, sans doute que comme elles, les survivants tentent de sortir les prisonniers des décombres. Les larmes menacent à nouveau de déborder de ses yeux lorsqu'elle repense à son mari et ses enfants. Ou sont-ils? Comment vont-ils? Ces questions la tourmentent, et pour ne plus penser, elle se remet à l'ouvrage. Brusquement, un garçon arrive à ses côté et lui propose de s'écarter. Il va s'occuper de secourir Alia, et lui conseille de se reposer un brin. Il a raison, elle n'en peut plus, et se relève. C'est alors qu'elle remarque les compagnons du jeune homme : des loups. Effrayée dans un premier temps, elle fait un brusque saut en arrière qui trouble sa vision. Mais les animaux ne semblent pas s'intéresser à elle et s'activent à dégager les gravats. Alors elle s'apaise à nouveau. Le cri d'Alia lorsqu'elle reconnaît son ami sort Liiken de sa torpeur. Ainsi, le garçon se nomme Gwyddion. Le nom lui est familier, il fait partie des curiosités du village, plus connu à Olaria sous le surnom de l'enfant-loup. Elle en a entendu parler de nombreuses fois, mais n'attribuait jusqu'alors guère de crédits à tous les racontars colporté à son sujet. Pourtant, force est de reconnaître qu'ils étaient pour la plupart vrais. L'homme est bien ami avec des loups, et a le pouvoir de se faire obéir de ces derniers. Alors qu'elle s'assied sur une poutre pour prendre un peu de repos, elle entend des craquements sinistres. Forte de sa connaissance dans les bois, elle se rende compte que s'il continue avec cette vigueur, le jeune homme risque de provoquer un second éboulement, qui annihilerait définitivement les chances d'Alia et de celui qui se trouvait avec elle. Une bien plus grande prudence s'avère nécessaire pour ne pas que cela se produise. Affolée, elle s'écrie : - Gwyddion ! Attendez ! Tout va s'écrouler si vous continuez comme ça. Il faut procéder avec plus d'ordre et de méthode. Je sais que c'est difficile, et que tout comme moi, vous brûlez de la sortir de là, mais il est important de ne pas faire n'importe quoi. Regardez la poutre, là. Si vous retirez celle-ci qui la soutient, ce morceau de mur, encore debout pour le moment, tombera sur ce que vous venez de dégager.
S'il ne semble pas l'écouter au début, lorsqu'elle parle de nouveaux effondrements, son attention semble captée. Elle continue alors à lui expliquer les meilleurs options pour dégager Alia. Petit à petit, le tas de gravats, de marbre et de poutres sous lequel les deux Olarils sont prisonniers diminue, et bientôt, il vont pouvoir sortir. Liiken reste le plus loin possible des loups, même s'ils aident, elle continue à avoir peur d'eux. Liiken et Gwyddion parviennent à faire une première percée vers Alia et son compagnon d'infortune. Ravivés par cette réussite, ils continuent de plus belle leur travail, afin de sortir au plus vite les deux malheureux des décombres. Lorsqu'elle pense qu'Alia va bientôt sortir de son trou maintenant, Liiken sent son coeur se serrer à nouveau. Qu'en est-il de ses fils et de son mari? Sont-ils encore en vie? Elle est vraiment pressée maintenant de sortir Alia des décombres afin de pouvoir aller à leur recherche. Elle s'imagine sans mal l'angoisse de son plus jeune fils, qui doit être terrifié par tout ce qui se passe. Lui qui est si sensible à la douleur des autres, il est sûrement au bord de la crise de nerf. Elle voudrait serrer son petit corps contre elle, sentir la vie qui l'anime, être sûre qu'il aille bien. Mais pour le moment, elle est là, à secourir au temple une prêtresse à laquelle elle allait rendre une simple visite. Puis tout avait été bouleversé, et Liiken se sent dépassée. Voilà un moment qu'elle s'est assise pour se reposer un peu... un lancinant mal de crâne lui trouble la vue, elle a mal. Mais elle tient bon, elle ne s'évanouira pas, pour ses enfants, pour son mari, pour Alia, et pour tous les autres qui sont prisonniers d'autres ruines. Elle redresse la tête lorsqu'elle entend Gwyddion qui s'agite de plus en plus, animé d'une vigueur nouvelle. Ça y est, tout est suffisamment dégagé pour sortir Alia de son abri de fortune. Liiken sent alors l'espoir renaître en elle. Au moins, tous ses efforts n'auront pas été vains. |
|  | | Gwyddion Hirune Famille Hirune


Nombre de messages: 181 Age: 23 Date d'inscription: 25/02/2008
.:: Le Carnet ::. Âge du Personnage: 19 ans Profession: chasseur, garde du corps de Lysandre
 | Sujet: Re: Sous les décombres, une vie suspendue... Dim 18 Oct - 21:58 | |
| Et il se met à creuser, à creuser comme un forcené, les loups aidant en dégageant divers décombres. Et il creuse, et plus il creuse plus il s'énerve, il n'a qu'une seule idée en tête, la sortir de là, et ce comme il se laisse emporter par les évènement au mépris de sa propre sécurité et de celle des personnes coincées sous les ruines. CRAC! Un pan de mur cède, augmentant le risque pour tout le monde, un bruit non une voix se fait entendre, il ne réalise que lorsque les loups se mettent à ne plus creuser que quelque chose ne va pas. En effet les bêtes savaient instinctivement que ça ne tenait plus. La voix? C'était celle de la personne qui creusait avant lui. Elle avait l'air de s'y connaître plus que lui, et à défaut de pouvoir creuser lui donnait des conseils pour dégager le plus rapidement et efficacement les décombres. Il fit une pause le temps de reprendre son souffle, un coup d'oeil aux loups et à Liiken et le travail reprit. Et cette fois ci sans précipitation, mais surement ils entreprirent de déblayer la prison de bois et de pierre. La jeune femme donnait les instruction que lui et ses frères de meute appliquaient, écartant les gravats, déplaçant les blocs, dégageant les poutres, et aussi consolidant une ouverture afin de progresser. Le plus petit des loups présents était toujours en avant afin de localiser les personnes prisonnières et orienter l'excavation. La première découverte fut dure, un corps sans vie, un prêtre, fut découvert sur le chemin, Gwyddion déglutit quand trainé par un des loups le corps passa à côté de lui, deux pensées lui passèrent par la tête, la première pour Alia espérant qu'elle ne soit pas morte, le seconde qu'il devait y avoir d'autres personnes là dessous, et probablement mortes pour la plupart. Un cri de surprise surprise annonça les premiers survivant, en effet ces derniers ne devaient pas s'attendre à rencontrer des loups. Les exclamations viennent de derrière une stèle facilement dégageable, le petit loup avait pu passer la tête, et Alia avait du trouver étrange le contact de la fourrure, de la truffe et l'odeur un peu spéciale de l'animal. La dalle était lourde et dur à bouger, mais la déplacer semblait être sans risque, encore un petit effort, ça y est la stèle est à terre. Gwyddion se précipite, une grande robe blanche salie et de longs cheveux noirs, elle était là, blessée, mais là... et vivante. -Attrape ma main, on sort.C'est plus lui qui l'attrapa, et doucement la sorti de sa prison de décombres? Ca y est elle était là, dans ses bras... vivante. |
|  | | Alia Edorta Famille Edorta


Nombre de messages: 112 Age: 19 Date d'inscription: 16/02/2009
.:: Le Carnet ::. Âge du Personnage: 27 ans Profession: Prêtresse d'Aimar
 | Sujet: Re: Sous les décombres, une vie suspendue... Mar 27 Oct - 0:01 | |
| Le cœur battant à tout rompre, Alia entend les difficultés surgir, puis la voix de ses amis les aplanir. Petit à petit, il lui semble que l'air lui parvient plus facilement. Même si elle sait que c'est son imagination qui lui joue des tours, elle a l'impression que le poids qui pèse sur elle se fait moins puissant. L'attente lui paraît presque supportable. Elle sait que ce n'est qu'une question de minutes. Que seuls quelques débris la séparent du salut. Et soudain, c'est fini. Elle ne peut étouffer son cri de surprise quand le museau humide d'un petit animal la touche. Petit animal ? Si son odorat ne la trompe pas, il s'agit d'un louveteau. Pourtant, rien n'étonne plus Alia. Après tout, Gwyddion est l'Enfant-Loup, quoi de surprenant à ce qu'il soit entouré de ceux qui lui ont donné son nom ? Elle est simplement heureuse qu'il soit revenu. Alors que d'autres Olarils, qui sont sous les décombres avec eux et dont elle n'a d'ailleurs pas eu conscience avant cet instant précis, morts de peurs, tentent maladroitement d'éviter les loups, elle reste immobile, serrant la main de son mentor. Plus que quelques dalles et c'en est fini de la douleur. Du moins le pense-t-elle. C'est que, quand la grande dalle qui bloque encore Alia en enlevée, la prêtresse n'a pas l'impression de souffrir moins. La douleur reste présente, mais elle quasiment masquée par le soulagement qui envahit Alia. Pour la première fois, elle consent à lâcher la main du vieux Grand-Prêtre d'Aimar. Il lui est ardu de dégager sa main et l'idée ne l'effleure pas que cette main est déjà froide, qu'il est étrangement difficile de se défaire de son étreinte. Quand Gwyddion lui dit qu'il faut sortir, elle se rend compte qu'elle n'arrive pas vraiment à bouger. Elle tente de lever son bras vers lui, vers la silhouette qui se dessine face à elle et que ses yeux fatigués tentent d'apercevoir, mais ses forces la trahissent. Tout ce qu'elle arrive à faire, c'est de passer les bras autour du cou de Gwyddion et de nicher sa tête sur son épaule une fois qu'il l'a prise dans ses bras. D'un coup, les larmes lui montent aux yeux. - Gwyddion, j'ai eu tellement peur... J'ai cru... j'ai cru que...Elle ne se sent pas un instant ridicule. En fait, malgré l'affreuse douleur qui tiraille sa jambe, Alia se sent en sûreté. Il ne pourra plus rien lui arriver, c'est une certitude. Jusqu'à la voix d'Aimar le lui souffle. Elle n'a pas encore conscience de ce qui a été brisé en elle, mais elle sait qu'à part sa cécité, elle ne gardera pas des séquelles à vie. Liiken et Gwyddion sont arrivés à temps, alors qu'elle pensait que tout était fini. Liiken qu'elle ne remerciera jamais assez pour son secours attentif. Elle profite un instant de la chaleur des bras de celui qui l'a sortie de sa prison de pierre, puis repense à son mentor. - Gwyddion... le Grand-Prêtre d'Aimar est encore en-dessous, je pense qu'il est inconscient, il... Étrangement, c'est la voix de Liiken qui lui annonce, d'une voix douce, que le Grand-Prêtre d'Aimar ne se relèvera plus jamais. La nouvelle n'arrive pas tout de suite au cerveau d'Alia. Elle semble faire bon nombre de détours avant que la compréhension du fait et de ses implications ne parvienne à la prêtresse. Son premier réflexe est simple : elle refuse de l'accepter. D'une voix étranglée, elle répond : - C'est impossible, nous étions ensemble... et... il... je...Elle tente de reprendre pied, pour retourner dans l'enfer dont on l'a sortie, mais Gwyddion l'en empêche ; de toute façon, elle est incapable de marcher seule. Le Grand-Prêtre d'Aimar ne peut être mort, pas lui ! Le perdre lui... Aimar, non. D'un ton désormais misérable, Alia murmure : - Je... je tenais sa main... S'il te plaît, Liiken, vérifie encore. Immobile dans les bras de Gwyddion, Alia attend que la jeune femme lui annonce ce qu'elle commence à réaliser. Et de fait, Liiken répète délicatement que le Grand-Prêtre est décédé, des suites de ses blessures. Alors, une sorte d'explosion de douleur l'atteint de plein fouet. Ses souffrances physiques, qu'elle a mises de côtés par la force de l'espoir qu'elle avait de sortir vivante des décombres, par la joie de revoir Gwyddion et par celle d'avoir été secourue par Liiken, se rappellent à son bon souvenir avec une acuité foudroyante. Trop, c'en est trop. Incapable de lutter contre la douleur physique et mentale, Alia perd connaissance. [HRP] Je vous serais reconnaissante de bien vouloir m'emmener dans les Tentes... je propose qu'on s'en tienne là ![/HRP] |
|  | | Liiken Aryassat Famille Pélégon


Nombre de messages: 394 Age: 21 Date d'inscription: 15/03/2009
.:: Le Carnet ::. Âge du Personnage: 29 ans Profession: Marqueteuse
 | Sujet: Re: Sous les décombres, une vie suspendue... Dim 1 Nov - 15:34 | |
| L'angoisse étreint le coeur de Liiken, elle espère qu'Alia n'aura pas séquelles trop graves de ses blessures parce qu'elles sont impressionnantes. Lorsque la jeune prêtresse est enfin sortie des décombres grâce à l'aide de Gwyddion et des loups, Liiken respire un peu plus calmement. Le plus difficile est fait, désormais, il faut s'occuper des deux blessés. Parce qu'il y avait également un autre prêtre aux côtés d'Alia sous les décombres. Une fois leurs mains détachées, pendant que Gwyddion se penche sur Alia, Liiken décide de prendre soin de l'homme. Mais elle comprends bien vite qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Ce qu'elle découvre ne lui fait pas plaisir, la raideur des membres de l'homme ne peuvent indiquer qu'une seule chose, il est mort. Pour ne pas faire d'erreur, elle se penche tout de même vers lui, vérifiant ses constantes vitales désormais inexistantes. Voir ainsi une autre victime de la catastrophe lui rappelle qu'elle ne sait toujours pas où se trouvent ses fils et son mari. À nouveau, elle se pose des questions sur eux. Mais pour le moment, il y a plus urgent. Alia peut-être sauvée si on s'occupe tout de suite de ses blessures, alors il n'est plus temps de traîner. Devant le cadavre du Grand-Prêtre d'Aimar, Liiken se demande qu'elle est l'attitude à adopter. Elle commence par lui fermer les yeux et lui donner une posture un peu plus digne que l'étrange torsion dont son corps était la victime. Elle espère qu'il n'a pas trop souffert, qu'il a été tué sur le coup plutôt que d'avoir souffert pendant longtemps. C'est alors que Liiken entend les plaintes d'Alia, demandant qu'on aide le Grand-Prêtre. - Gwyddion... le Grand-Prêtre d'Aimar est encore en-dessous, je pense qu'il est inconscient, il...Liiken prend alors le temps de lui répondre calmement et doucement que le Grand-Prêtre n'est plus. Elle voit la douleur et l'incompréhension se peindre sur le visage de la jeune prêtresse, cependant, il n'y a aucun doute. - Je suis désolée Alia. Vraiment, mais nous n'avons rien pu faire pour lui. Il était déjà trop tard lorsqu'on l'a extrait des décombres.Elle avait parlé avec une voix beaucoup plus douce et posée que d'habitude, afin de rendre la douleur de la perte d'Alia la moins terrible possible. Cependant, la jeune prêtresse ne la croit pas et lui demande de vérifier à nouveau. Liiken y retourne, sans aucun espoir, mais pour qu'Alia comprenne qu'il est désormais réellement trop tard pour lui. - Il ne reviendra pas, poursuit-elle d'une voix douce. Il s'en est allé là où nous ne pouvons pas le suivre pour le moment. Ses blessures étaient trop importantes, il n'aurait jamais pu survivre, je suis désolée.Peu à peu, elle voit la compréhension se figer sur le visage de son amie. Le Grand-Prêtre est mort, il ne reviendra plus. Liiken ressent un peu la douleur qui peut affliger le coeur d'Alia. Et c'est avec peur, qu'elle se rend compte que cette dernière s'est évanouie, sans doute terrassée par la douleur physique et morale que cette épreuve lui imposait. Elle songe à nouveau à son mari et ses trois enfants, priant les dieux pour qu'ils soient tous les quatre sains et saufs. Elle ne supporterait pas de perdre l'un d'entre eux. Désormais, il est temps pour Liiken de laisser Alia aux bons soins de Gwyddion, il est temps qu'il la ramène à l'extérieur du village. Là où tout le monde s'est rassemblé. Elle prend cependant le temps de regarder d'un peu plus près les blessures d'Alia. Sa blessure à la jambe est de loin la plus grave, mais ne semble pas mettre la vie d'Alia en danger. Liiken déchire tout de même un morceau d'une cape traînant par terre pour lui faire un bandage de fortune. Ensuite, elle s'adresse à Gwyddion. - Amenez-la à l'extérieur du village, vers où les gens convergent par là-bas.Elle montre du bras quelques villageois qui se dirigent tous vers un même endroit. - Il doit y avoir par là-bas quelqu'un qui pourra prendre soin d'elle mieux que nous. De mon côté, il est temps que je parte à la recherche des miens. Je reviendrai la voir plus tard. Emmenez-la en sûreté, s'il vous plaît. Elle n'est qu'inconsciente pour le moment, mais elle a besoin de soins rapidement.Puis, enfin, elle se retourne une dernière fois vers Alia, lui adressant la parole, même si cette dernière ne peut sans doute pas l'entendre. - Je suis désolée de ce qu'il vous est arrivé. Je dois maintenant aller retrouver mon mari et mes fils. Je reviendrai vous voir, prenez soin de vous en attendant. À bientôt Alia. Je vous promets de revenir.Avec un dernier regard en arrière, elle part à la recherche des siens parmi les décombres du village. Elle retourne rapidement vers son quartier, en quête d'informations sur sa famille. |
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