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 L'Ivraie dit vrai

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Lis Diantha
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MessageSujet: L'Ivraie dit vrai   Mar 7 Avr - 20:43

Les couleurs devenaient plus criardes, à mesure que les secondes s'écoulaient avec une vitesse plus soutenue, et les sons se faisaient moins denses. Devant les pupilles dilatées, déjà, les contours de marbres des arches qui formaient les recoins de l'Aile réservée à Bakarne se faisaient plus flous et tout autant plus visibles, comme mouvants mais se révélant à l'esprit. Les odeurs, légères pour le lieu, prenaient de l'ampleur, et venaient jusqu'à grossir de parfum jusqu'à embaumer l'air entier, s'engouffrant dans les poumons comme autant de gouttes sucrées ou acidulées en chatouillant le palais.

La longue toge aux broderies rouges que portait Lis se secouait avec le mouvement et ondulait sous les frémissement de la Prêtresse. Le tissu crissait à chaque pas, alors qu'elle marchait les bras en avant, comme si elle venait de perdre la capacité de voir, que le décor tout autour était peint de noir, et qu'elle ait besoin de marcher à tâtons.

Pourtant, ses yeux fonctionnaient bel et bien, elle avait les paupières ouvertes, et ses iris allaient et venaient pour visualiser au mieux le sol où poser ses pas. Pourtant, son regard exprimait à la fois une incroyable neutralité, une absence même, de cette grande prunelle ronde qui obstruait pratiquement tout son oeil ; et également une impressionnante sensibilité visuelle, plissant les yeux lorsqu'un rayon de soleil pénétrait dans l'arche, lorsqu'elle tournait la tête trop brusquement, comme si le moindre changement de clarté ou de couleur était violent...

C'était d'une démarche hésitante qu'elle déambulait dans les allées, comme si elle se trouvait au bord de l'évanouissement, malgré que son visage n'affiche une profonde euphorie. Certes pas idiote, mais on sentait parfaitement qu'elle n'était pas neurasthénique comme ce que supposait parfois son regard. Son allure était lente, elle posait au sol ses plantes de pieds nus, ses sandales dans une main, et son autre paume caressait le marbre comme pour se retrouver dans le noir.

Ses longues boucles blondes chahutaient le long de son visage alors qu'elle quittait le sol brillant de l'Aile pour se rendre dans un square intérieur, cour qui abritait l'une des nombreuses statues du Dieu Taureau, pour stopper sa marche au pied de l'énorme colosse. Sans un regard, comme s'il s'agissait d'un meuble insignifiant, Lis s'accroupit, posa les mains dans l'herbe et s'étendit finalement sur la pelouse entretenue et verte... Le ciel était gris, les nuages s'amoncelaient devant ses yeux, et l'air gronda comme un mécontentement, avant le déverser l'averse.

L'air était gelé, et dans l'aile ouverte de Bakarne, il y avait bien peu de Prêtres... La température était trop basse pour qu'ils n'aient envie de venir prendre froid, mais Lis persistait à marcher pieds nus, sans qu'elle n'ait encore la peau glacée.
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Oril Elanessë
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MessageSujet: Re: L'Ivraie dit vrai   Mer 8 Avr - 22:07

Le mausolée n’était pas un endroit qu’il fréquentait de manière assidu à proprement parler, bien sur lors des fête principale il ne ratait pas l’occasion d’assister au festin et de profiter de la nourriture et de la boisson mais la s’arrêtaient ses préoccupations en ce qui concernait les croyances.
Le second attrait qu’il trouvait à l’endroit était ce calme si particulier qu’il y trouvait les jour comme celui-ci, le froid avait chasser les prêtres et les visiteur ver les partie close et vaguement chauffées du temple laissant les couloir ouvert et les jardin quasi désert hanté seulement par le sifflement du vent.
Alors qu’il quittait l’abri relatif apporté par le plafond de l’aile pour s’engager dans l’un des squares dédier à Bakarne, ici le jardin comportait la statue du dieu dans des dimensions proche du gigantesque pour un humain.
Une bourrasque s’engouffrera dans les replis de la cape fourrée qu’il avait endossé pour se protéger du froid faisant claquer sourdement les peaux et frissonner le propriétaire.
Un grondement venu des cieux lui fera lever les yeux ver les nuages gris plomb près à déverser leurs contenus sur les malheureux présents à l’extérieur.
En fronçant les sourcil il observera la bué s’échappant de sa bouche à chaque expiration.


Air froid, nuage… De la neige peu être.

En contournant la statue il apercevra Lis étendue dans l’herbe. Un instant il remontera quelque temps en arrière, il ne se souvenait plus vraiment des circonstance qui les avaient réuni mais cela lui tira tout de même un sourire.
Le ciel tonna de nouveau et quelques gouttes firent leur apparition autour de lui alors qu’il avançait tranquillement ne sachant pas encore s’il allait l’aborder ou non, tout en pestant à voix basse contre la pluie qu’il n’avait que trop vue ces dernier temps.


On dirait bien que c’est encore trop tôt pour la neige. Quand est ce que ça va finir cette flotte.

Si le début de l’averse c’était fait de manière discrète quoique sonore les gouttes commenceront à tomber de manière plus soutenue. Mêlée la pluie et un vent froid, vous obtenez des rues déserte ou des passant bien emmitouflé. Etonnant donc de trouver la prêtresse ainsi allongée dans l’herbe sans grand-chose sur le dos, toutefois l’étrange léthargie dans laquelle elle semble se trouver devrait mettre la puce à l’oreille des observateur. Et de ceux au courant des habitude de la prêtresse. L’ivraie encore et toujours, la seule chose qui pourrait éventuellement supplanter un autre des appétits de la jeune femme.

Est-ce bien prudent de rester ainsi ? Vous risquez de prendre froid.

Devant son manque de réactivité face à la pluie qui forcissait il se devait bien de vérifier quelle était au moins consciente de risquer au minimum un bon rhume.
Elle risquait d’ailleurs bien d’autre chose ainsi exposée mais ce genre de pensée est à passer sous silence. Penché au dessus d’elle il fixait sans gène ses pupilles qui dilatées qui confirmeront ses soupçons. *Ces gens et leurs drôles de décoction. C’est malsain.*
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Zara Edorta
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MessageSujet: Re: L'Ivraie dit vrai   Jeu 9 Avr - 22:10

A l'origine, c'était Hégoa que Zara était venue voir. Vêtue d'une longue cape blanche à fourrure, on ne voyait plus que son visage dépasser de celle-ci. De longs gants albâtres cachaient ses doigts, la brune n'ayant cependant pas oublié de mettre plusieurs bagues à diamants. Lorsqu'elle venait rendre visite à la Déesse de la fertilité, la jeune femme sentait qu'il était de son devoir que de l'honorer en revêtant ses plus belles affaires.
Dans le silence du Mausolée, Zara avait parlé à celle qui veillait désormais sur ses enfants. C'était un rituel pour l'Edorta que de venir, chaque semaine, se confier à quelqu'un qui ne la jugerait pas. Ce moment permettait l'apaisement des douleurs de la belle, et il était malvenu de venir l'aborder lorsqu'elle s'accordait à Hégoa.

Après quelques heures passées au pied de la statue, Zara estima, apaisée, qu'il était temps de rentrer chez elle et de retrouver Xan. Soufflant rapidement sur les seules bougies qui dégageaient une lumière chaleureuse, la belle quitta l'aile d'Hégoa. Cependant, Bakarne avait lui aussi reçu des visites, à en juger par la voie masculine qui raisonna dans l'aile ouverte jouxtant celle d'Hégoa. Alors que la bruine commençait à tomber, Zara se dit qu'un peu de chaleur humaine ne serait pas de refus avant son retour à la Cité Edorta. Le froid mordant son visage, elle s'emmitoufla un peu plus dans sa cape avant de pénétrer dans le lieu sacré. L'aile réservée à Bakarne, Dieu des dieux, était sans doute la plus impressionnante. Elle avait même quelque chose de mystique, et l'atmosphère que créait le temps avait tendance à amplifier cette impression.

L'homme debout, c'était Oril. Sans trop le connaitre, Zara savait de lui qu'il était un garde dévoué et un pâtissier prometteur. Pas très bavard, certes, mais un Olaril appréciable. Il n'avait pas pu entendre Zara arriver, et avant d'avertir qu'elle était présente, la brune s'attarda sur la masse au sol. Une jeune femme, à en juger par les cheveux blonds qui s'étendaient au sol, pareils à un fil doré. Sa posture faisait qu'il était difficile de l'identifier, et Zara s'approcha donc.

" Hmm, un problème, Oril ? "

Plus elle avançait, et plus l'inquiétude montait. La blonde était littéralement couchée sur le sol, les pieds nus, et en tenue légère. En cette période, rares étaient ceux qui osaient affronter le froid et le vent, et ne sachant ce qui s'était passé précédemment, Zara attendait implicitement qu'on lui explique la situation, même si dans le fond, Oril en savait aussi peu qu'elle.
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Lis Diantha
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MessageSujet: Re: L'Ivraie dit vrai   Mer 15 Avr - 21:25

L'averse était intense, désormais, mais il semblait, aux oreilles de Lis, que chaque goutte pouvait être entendue séparément, comme une mélodie qui emplissait ses tympans, assez étourdissante, très bruyante et même, passablement entêtante. Mais la venue d'Oril, puisqu'elle le reconnut au premier coup d'oeil, et même à l'entente de sa démarche solide mais discrète dans l'herbe, la fit relever la tête et ne plus penser, un instant, aux sons tambourinant de la pluie.

Sur ses coudes, elle eut un sourire, à l'image du Garde. Ils s'étaient croisés quelques années au paravent, et malgré une allure somme toute très cordiale, l'homme s'était révélé être plus bavards... La Prêtresse l'observa un instant, alors qu'elle se retrouvait trempée par l'orage, de lourds grondements venant intensifier encore l'atmosphère. Le tonnerre se fit entendre, comme s'il venait du sommet du crâne de la statut de Bakarne, elle-même. Sans se redresser, poussant à peine les mèches ondulées qui frisaient bien plus sous l'eau, Lis eut un petit rire en entendant l'usage du vouvoiement par l'Olaril.

" Vous ? " Pouffa-t-elle. " Oril, voyons... " Elle murmura ensuite quelques mots, sans doute ayant vocation à rafraichir la mémoire du jeune homme, sans doute concernant cette nuit qu'ils avaient partagé, mais un second coup de tonnerre effaça ses paroles.

Au même instant, d'autres pas purent amoindrit par les sons de l'averse, et une silhouette fine et blanche se détacha clairement dans l'herbe qui glissait désormais. La voix féminine fut difficile à identifier, avec tout ce raffut orageux, mais Lis put constater, à l'approche de la jeune femme, qu'il s'agissait de Zara, la femme de Xan Edorta... La rencontrer ici, alors que, la veille, elle avait partagé un bon bain chaud avec son époux tira sur les lèvres de la Prêtresse un sourire équivoque, qui laissait peut être présager quelques mensonges.
Mais comme elle semblait inquiète, Lis se redressa, plia les genoux et se hissa sur ses jambes dans un geste souple.

" Doucement ma Belle, il n'y a aucun problème. " Annonça la Prêtresse de Bakarne. Au troisième grondement du tonnerre, elle releva cependant ses yeux aux pupilles dilatées, et constata que les épais nuages gris ne semblaient pas vouloir se dissiper rapidement. Avec un haussement d'épaule résigné, et l'Ivraie lui soufflant quelques conseils à l'oreille, Lis ne prit pas la direction de l'arche pour se mettre à l'abri, et glissa une main trempée le long du bras d'Oril, jusqu'à son épaule.

" Tu dois avoir bien chaud dans cette grande cape de fourrure, Zara... " Gloussa la Prêtresse, avant de sentir un flux imposant d'euphorie venir imposer un sourire à sa bouche. Les sons de la pluie redoublèrent encore, si bien que ce qui était une mélodie devenait de plus en plus violent, jusqu'à encombrer son esprit. Elle lâcha Oril pour masser ses tempes, nerveusement, et baisser les yeux.

" Il parait que Xan a prit du bon temps aux Sources, hier soir... " Murmura alors Lis, la tête encore penchée vers le sol ruisselant d'eau glacée.
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Oril Elanessë
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MessageSujet: Re: L'Ivraie dit vrai   Mer 15 Avr - 22:45

S’il y’a bien une chose qu’Oril respecte maintenant, c’est la façon de s’adresser au autre en fonction des situation, malgré les instant partagés avec la prêtresse ils se trouvaient actuellement tout deux dans un endroit fréquenté de manière générale bien que le temps ne se prête pas à l’affluence de la foule, de la il s’adressera à elle par le vouvoiement comme il le ferait avec toute personne de rang supérieur ou inconnue.

Le protocole face à la hiérarchie que voulez vous.

Un grondement suivit d’un éclair jèteront un peu de lumière sur le visage mate du jeune homme faisant briller ses yeux gris emplis d’une certaine nostalgie au souvenir de ce qu’elle venait d’évoquer. Un mince sourire étirera ces lèvres qu’il fera paraître comme de l’amusement face à Zara.

Notre prêtresse à semble t’il décidée de profiter de l’averse pour se purifier et faire sa lessive par la même occasion. L’idée n’est pas mauvaise si cela n’impliquait pas de risque pour sa santé évidemment.

Devant la présence de plusieurs personnes et la visible inquiétude de Zara Lis se décidera enfin à quitter le sol pour revenir se mettre au niveau des autre tout en rassurant la femme de Xan. Toutefois il pu percevoir sur le visage de la prêtresse un sourire reconnaissable pour quiconque avait pu partager quelque temps avec elle, celui qui annonçait une petite blague, un mauvais coup voir carrément un gros mensonge, tout dépendait de l’humeur de la prêtresse et de ce qu’elle avait prit.
Un tressaillement l’agitera lorsqu’il sentira la main gelée de Lis sur son bras d’abord puis son épaule, enveloppé de sa cape il ne portait en dessous que sa tenue habituel et les manche courte laissaient ses bras nu ce qui expliquait la réactivité de sa peau face au froid et la chair de poule qui c’était bien vite répandue sur celui-ci.


Vous êtes glacée bon sang, avec ces périodes de froid et de pluie ce n’est pas prudent.

Le ton était resté uniforme mon on sentait un certain reproche face à ce manque de prudence dont la représentante de Bakarne faisant preuve. D’un geste sec il dégrafera la broche fermant sa cape pour la passer sur les épaules de Lis dont els derniers mots lui tireront une discrète grimace. *En voila de bien belle insinuation. Le pire c’est qu’avec elle cela peut aussi bien être vrai que faux.*

Comme la plupart des gens je pense, après tout les source sont la pour apporter leur bienfait à tous. Imaginez si nous devions chauffer l’eau nous même, ce serait long avant de pouvoir profiter d’un bon bain chaud.

Bon maintenant les orienter ver un abri, inutile discuter sous la pluie quand un toit n’est pas loin sans compter que maintenant c’est lui qui risque d’attraper la mort. Apres cela que l’on ne dise pas que les gardes ne prennent pas soin des habitant, ce qu’il faisait n’était pas vraiment dans ses attributions.
Une main sur les épaules de la prêtresse il invitera Zara à rejoindre l’abri de l’arche la plus proche tout en y dirigeant Lis.
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Zara Edorta
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MessageSujet: Re: L'Ivraie dit vrai   Sam 18 Avr - 17:59

Lorsqu'elle fut proche de ses deux étranges camarades de fortune, Zara reconnut enfin celle qui gisait au sol. Pour être franc, elle aurait préféré ne pas en être capable, mais la réputation de Lis Diantha n'était plus à faire, et toutes les Olariles qui tenaient à leur mari se méfiaient de la jolie prêtresse.
Trois personnes, trois caractères. Il était difficile de trouver des points communs entre Oril, Lis et Zara, et personne n'aurait pu imaginer qu'en un pareil jour de pluie, ils se retrouveraient tous dans l'aile de Bakarne, laissant la tempête qui s'amplifiait les balayer. Les éclairs déchiraient le ciel, et il n'avait rien d'agréable à rester là.
Pourtant, lorsque Oril prit la peine de répondre à l'interrogation de la brune, il ne bougea pas d'un pouce. Si elle était médisante, ou avait le sang chaud, Zara aurait déjà pesté contre le teneur juvénile du comportement des deux jeunes gens. Heureusement pour eux, son calme et sa bienveillance la contraignaient à ne pas témoigner une quelconque trace d'agacement, ou d'agressivité. Cela ne la rendait pas pour autant prête à festoyer et rire avec le garde, et l'humour dont il fit preuve laissa indifférente Zara. Lis confirma qu'elle allait bien, se levant enfin. Zara ne se demanda pas si le surnom qui lui avait trouvé Lis était hypocoristique ou pas. Quoi qu'il en soit, elle put pleinement constater que la prêtresse n'était pas dans son état normal, son allure et sa voix suffisant à le prouver.

A y regarder de plus près, Zara s'aperçut également que ses deux "compères" étaient bien proches. Lis se cramponnait à Oril sans que celui-ci ne soit gêné. D'ailleurs, sa réprimande n'avait rien de très sérieux. Et, dans le froid qui semblait unir Lis et Oril, la blonde sortit une remarque peu considérable, tout en s'esclaffant. Si elle cherchait à taquiner la femme de Xan, elle prenait la bonne voie, mais devait également savoir qu'il restait difficile de venir à bout de sa patience. Parallèlement, Oril mit sa cape sur le dos de Lis qui continua à provoquer Zara. Le troisième coup fut le bon, et la brune ne sut rester indifférente face à un pareil affront.

Chez les Olarils, il était courant d'aller voir ailleurs. Sans que cela fasse parti du quotidien, il n'y avait rien de choquant à ce qu'un mari dont la femme est débordée aille chercher un peu de réconfort dans les bras d'une autre. Ce qui faisait que ces histoires ne provoquaient pas de remous était l'extrême humilité et discrétion de l'amant et de l'infidèle. Malgré cela, il y avait des exceptions. Si certaines mères étaient frivoles, d'autres avaient les dents longues et se montraient jalouses. Zara en était. Après plusieurs années dans les bras de Xan, elle n'avait jamais douté de lui et ne ressentait pas le besoin de se tourner vers un autre homme. Réciproquement, elle savait que l'amour qui les unissait n'était pas banal, et que le fils de Laclaos était tout ce qu'il y a de plus fidèle. Rares étaient en Arestim les couples aussi forts et unis que celui de Zara, et que l'on puisse remettre en cause cela la fit entrer dans un début de colère.
Tandis qu'Oril dirigeait les deux femmes vers un abri, Zara ne resta pas silencieuse.

" Figurez-vous, Lis, qu'il y a des hommes qui trouvent le bonheur ailleurs que dans vos jupons souillés de trahison. Xan est un homme de valeur, et les femmes de votre genre n'ont aucune chance de ressentir la chaleur qu'il dégage. "


Sans exprimer pleinement son énervement, il fut tâche aisée de distinguer quelques pics de colère. Les poings serrés, Zara décida finalement que tout avait été dit, et qu'elle n'avait plus rien à faire ici : Lis allait bien, et si les deux femmes restaient ensemble, la situation risquait de dégénérer.

" Je n'ai plus rien à faire ici. Au revoir. "

[ Zara n'est pas encore partie, car la suite dépendra de vos posts Wink ]
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Lis Diantha
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MessageSujet: Re: L'Ivraie dit vrai   Lun 20 Avr - 17:17

Sur ses épaules, le tissus épais de la cape d'Oril sembla un poids imposant. L'Ivraie avait, comme à son habitude, accentué les sens de la jeune femme, et elle sentait chaque parcelle chatouiller son épiderme, comme s'il pesait une tonne. En accueillant la cape, d'ailleurs, elle étouffa un murmure étonné par ce poids. Il semblait évident qu'en temps normal, cette simple étoffe aurait été légère et appréciable, par la chaleur qu'elle apportait, et le réconfort qu'elle procurait. Mais en cet instant, son esprit brouillé prenait tout ceci pour une agression...

Lis fronça les sourcils, mais aussitôt, les mots du Garde la firent sourire. Cet emploi du "vous" la rendait, bien sûr hilare, mais l'entendre si courtois alors que... franchement... durant plusieurs heures il ne l'avait pas été, était d'une drolerie qui toujours faisait sourire la Prêtresse.

D'ailleurs, c'était souvent ainsi. Ceux qui souhaitaient, en apparence, se donner bonne conscience, ou paraître très noble, usaient toujours du vouvoiement. Et Lis trouvait tout ceci fort sympathique, comme si tout était à refaire... A bien sûr, il y eut soudain la réaction de la femme de Xan, cette pauvre Zara dont le visage était empreint de colère, la mine rougie par la rage, déversa tout un chapelet de mots très vertueux, qui firent bien rire la Prêtresse de Bakarne.

Il y avait en effet quelques femmes (plus rares étaient les hommes, étrangement) qui songeaient qu'il était plus respectable de ne garder pour elle seule leur conjoint, et que cet emprisonnement ou cette peur d'aller quérir ailleurs d'autres fruits, était une valeur, une vertu, diantre ! Une Qualité Morale.

Lis plaqua sa paume contre sa bouche, tant elle riait, sans pouvoir se retenir. Mais rapidement, en constant que la femme de Xan semblait prête à quitter les lieux, la Prêtresse cessa de rire -non pas par honte, mais pour pouvoir parler-

« Enfin, Zara, ce pas très poli de t'enfuir en pleine conversation. Je ne faisais que t'informer que j'avais croisé ton cher mari, hier soir, aux Bains, et qu'il a sans doute apprécié la chaleur des Sources. A l'image de ce qu'à énoncé Oril... » Fit-elle alors que la jeune femme faisait demi tour pour leur fausser compagnie. Mais il semblait que Lis n'avait pas envie de la laisser ainsi esquiver ce qui promettait d'être très divertissant...

« Il est d'ailleurs très étonnant qu'elle monte immédiatement sur ses grands chevaux, pour une simple phrase anodine ; sa confiance en Xan serait-elle aussi solide qu'elle ne veut l'exposer ? » Annonça-t-elle à l'attention du Garde, assez fort pour être certaine que l'épouse de l'Ainé Edorta puisse clairement l'entendre, même en s'éloignant.
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Oril Elanessë
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MessageSujet: Re: L'Ivraie dit vrai   Ven 1 Mai - 18:16

Autant le dire Oril se serait senti plus à l’aise à l’auberge occupé à stopper une rixe entre ivrogne ou à patrouiller sur les rempart. S’il y’avait bien une chose dont il évitait de se mêler, c’était les joute entre femme, dans ce genre de situation il y’avait bine plus à redouter car leur mots étaient bien souvent mille fois plus douloureux qu’un bon coup de poing et qu’elles ne s’apaisaient généralement pas avant un bon moment.
Avec Lis qui aimait bien engagé ce genre d’affrontement et le fait qu’elle l’y entraîne il marchait sur des œufs dans des souliers en granite.


Oril ne s’étonnait pas non plus que Zara ait pu mal prendre la remarque de Lis au sujet de Xan, la réputation de la prêtresse n’étant plus à faire on sautait facilement au conclusion lorsqu’elle lâchait quelque phrase qui aurait pu paraître anodine mais qui venant d’elle pouvait tout dire.
Son malaise s’accentuât lorsqu’il se rendit compte qu’il allait devoir jouer les arbitre entre les deux femme et calmer les tension.


Tout le monde est soumis au doute peut importe la confiance que l’on puisse avoir en quelque un il arrive parfois qu’elle s’évapore brièvement. Surtout lorsque certaine personne laisse échapper des mots propre à amener ce doute. Surtout lorsqu’elles sont sous l’influence de certain produit.

Une petite réponse mêlée de réprimande à l’égard de la prêtresse. Même si elle aurait très certainement agit de la même façon sans avoir avalée cette décoction à laquelle elle était dépendante.
Une dernière pression dans le dos de Lis et ils atteindront le couvert d’une arche, cette brève période sans sa cape avait pourtant suffit à le tremper jusqu’au os, si après sa il s’en sortait avec juste un bon rhume il aurait de la chance.
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L'Ivraie dit vrai

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