C'est dans une des rues principales, une de celle qui mènent a la Place des Ires, que vous trouvez cette modeste auberge. Un panonceau planté dans le sol a coté de la porte indique une écurie a l'arrière.
De la porte ouverte se dégage une impression de chaleur et de convivialité et vous vous laissez tenter. En regardant l'enseigne, vous devinez, que l'auberge doit s'appeler " A l'auberge de Filhakan", en effet l'enseigne en fer forgé représente un singe rieur, représentation du Dieu de la fête.

La porte est grande ouverte, en entrant vous êtes pris à la gorge par une odeur de fumée, mais elle se dissipe vite face a la senteur enivrante de l'alcool. Il vous faudra une minute pour vous habituer, après le clair soleil extérieur, aux teintes en demi-ombres de la taverne, éclairée par l'immense cheminée qui trône sur l'un des murs.
Cela pourrait sembler glauque, mais finalement, cela rend l'endroit intime d'une certaine façon. Chaque table est éclairée par sa propre bougie, et il se crée ainsi autour de chaque tablée un cocon d'obscurité rassurant.
Alors que vous cherchez un endroit où vous assoir, une jeune fille, dont les cheveux bruns sont noués en un épais chignons, et dont les bras sont encombrés d'un plateau rempli de verres, vous indique d'un geste une table vide au fond de la salle.
Vous vous asseyez et fermez les yeux, fatigué de votre journée, les odeurs vous assaillent, celle du parfum du bourgeois assit non loin de vous, il a du vider le flacon sur sa tête songez-vous. L'odeur de thym et de laurier du plat qu'il déguste, et tout a coup, tout près de vous, la suave odeur d'une jeune fille en fleur.
vous ouvrez les yeux et découvrez la serveuse, qui attend votre commande, patiemment et avec le sourire, elle vous énonce les possibilités.
" Alors, si vous voulez boire, on a du vin, du jus de fruits et sinon en spiritueux on a de la gentiane.
Pour manger, en viande aujourd'hui c'est rôti d'agneau au thym, avec en accompagnement des pommes de terres en robe des champs
Ou bien, du poisson péché de ce matin, avec en accompagnement des asperges.
Le fromage de brebis ou de chèvre est fourni par la famille Astar elle même.
Pour le dessert des gateaux ou bien la spécialité de la maison le schenkele."Lorsque vous avez commandé, vous regardez la serveuse onduler jusqu'au comptoir et parler a la cuisinière, une jolie blondinette qui ne doit pas être très agée non plus.
Au passage vous remarquez le bourgeois endimanché, qui déguste un rôti d'agneau, c'est ce que vous aviez senti une minute avant. Vous découvrez aussi, un pilier de comptoir, qui tomberait sans le soutien essentiel du dit comptoir.
Ainsi vous constatez que tous viennent ici, bourgeois et pauvres, ivrognes et bons-vivants.
La serveuse vous apporte votre commande, un sourire aux lèvres, et vous en profitez pour lui demander si il y a des chambres.
Elle vous montre d'un signe de tête l'escalier au fond de la salle, que vous n'aviez pas remarqué et vous dit de prendre la première chambre sur votre gauche en montant.
Une fois votre repas finit, vous montez donc, et découvrez un couloir, et 5 portes qui doivent donner sur des chambres.
La première a gauche a dit la serveuse, vous entrez donc, la pièce est claire, une fenêtre laisse en effet entrer les rayons rougeoyants du soleil couchant.
La chambre contient a grand peine un lit et une commode. sur la commode un bouquet de fleur, un broc remplie d'eau et une pâtisserie, cadeau de la maison sans doute.
En regardant par la fenêtre vous voyez l'écurie et un jeune homme qui s'occupe d'un cheval, le palefrenier sans doute.
Vous vous allongez dans le lit, dont les draps sentent le propre et vous endormez rapidement, après avoir pris soin de fermer les rideaux.